Category: Conflits d’intérêt

La FDA conseille au Dr Mercola de ne plus parler de la vitamine D

Écrit par le Dr Joseph Mercola

Au cours de l’été 2020, le Center for Science in the Public Interest (CSPI) [Centre pour la science dans l’intérêt public]- un groupe de défense des consommateurs associé au groupe de relations publiques de Bill Gates dans le domaine de l’agrochimie, la Cornell Alliance for Science[1], et financé par des milliardaires ayant des liens avec Monsanto, la Fondation Gates, la Fondation Rockefeller, le Rockefeller Family Fund et Bloomberg Philanthropies[2] – a lancé une campagne sur les réseaux sociaux pour mettre un terme à Mercola.com.

Le 21 juillet 2020, le CSPI a publié un communiqué de presse[3] dans lequel il m’accuse d’avoir faussement prétendu “qu’au moins 22 vitamines, suppléments et autres produits disponibles à la vente sur son site web peuvent prévenir, traiter ou guérir l’infection au COVID-19”. Ceci en dépit du fait que leur annexe des allégations illégales[4] montre clairement qu’aucune allégation relative au COVID-19 n’existe sur aucun des liens vers les produits.

Le groupe a également témoigné lors d’une audience du Sénat sur le sujet des arnaques au COVID-19 et a exhorté la Food and Drug Administration et la Federal Trade Commission des États-Unis à prendre des mesures réglementaires à mon encontre.

Dans un courriel daté du 12 août 2020, le président du CSPI, le Dr Peter Lurie[5] – un ancien commissaire associé de la FDA6 – a affirmé de manière fallacieuse que je “profite de la pandémie de COVID-19” par le biais d’un “discours alarmiste anti-vaccins” et de la diffusion d’une alimentation fondée sur la science ayant un impact sur le risque de maladie.

Un ancien fonctionnaire de la FDA tire les ficelles pour cibler la médecine naturelle

Étant donné que Lurie est un ancien fonctionnaire de la FDA, il est décourageant, mais pas surprenant, que la FDA nous ait maintenant envoyé une lettre d’avertissement[7] pour “produits non approuvés et mal étiquetés liés au COVID-19”. Lurie s’est publiquement attribué le mérite de l’action de la FDA[8], établissant ainsi la possibilité que le CSPI tire les ficelles sous la nouvelle administration grâce à des relations qu’il n’avait pas en août lorsqu’il a lancé son premier assaut contre ma liberté d’expression.

Selon la FDA, les produits à base de vitamine C, de vitamine D3 et de quercétine sont des “nouveaux médicaments non approuvés vendus en violation de la section 505(a) du Federal Food, Drug, and Cosmetic Act”. L’agence cite également Mercola.com sur sa page consacrée aux produits frauduleux du COVID-19.

M. Lurie semble laisser entendre qu’il souhaite également que les autorités fédérales suppriment mon site StopCOVIDCold, où vous pouvez télécharger un rapport scientifique gratuit détaillant les avantages du maintien de niveaux appropriés de vitamine D pour se protéger des infections virales. Il exhorte également “les procureurs généraux des États à étudier comment ils pourraient protéger davantage les consommateurs contre le marketing illégal de Mercola “[9].

“Les Américains s’inquiètent à juste titre d’être infectés par le coronavirus et de contracter le COVID-19. Le fait d’être induit en erreur en croyant que les compléments alimentaires peuvent prévenir ou traiter le COVID-19 pourrait amener les consommateurs à ne pas prendre de mesures de protection, comme le port d’un masque, ce qui les mettrait en danger, eux et les autres, ou à ne pas chercher un véritable traitement médical s’ils sont malades”, écrit Lurie.[10]

Il est ironique que M. Lurie rejette d’un revers de main les données scientifiques publiées et évaluées par des pairs qui démontrent que certains nutriments peuvent renforcer votre fonction immunitaire et contribuer à réduire votre risque d’infection grave – qu’il s’agisse du SARS-CoV-2, de la grippe saisonnière ou d’autre chose – et qu’il vante le port du masque, dont l’utilisation universelle ne repose sur aucune preuve scientifique publiée, comme l’une des stratégies de prévention les plus importantes contre le COVID-19.

Malheureusement, c’est là où nous en sommes aujourd’hui. “Faites confiance à la science”, disent-ils, tout en promouvant simultanément des affirmations scientifiquement non vérifiées et en essayant d’éradiquer toute personne qui se contente de rapporter les résultats réellement publiés dans la littérature médicale et susceptibles d’avoir un impact négatif sur l’industrie pharmaceutique.

Le CSPI et la FDA ne peuvent pas censurer

Le CSPI tente de censurer mes efforts pour éduquer les gens sur la manière d’éviter une carence en vitamine D qui, sans aucun doute, les expose à un risque beaucoup plus élevé de complications et de décès dus à des infections respiratoires. Eh bien, je ne vais pas permettre que des gens meurent de COVID-19 et d’autres infections respiratoires à cause d’une carence en vitamine D.

En octobre 2020, j’ai coécrit un article avec William Grant, Ph.D.,[11] et le Dr Carol Wagner,[12] qui font tous deux partie du groupe d’experts en vitamine D de GrassrootsHealth, démontrant le lien évident entre la carence en vitamine D et les cas graves de COVID-19. Cet article a été publié dans la revue médicale à comité de lecture Nutrients.[13]

Cela étant, j’ai établi mon mérite médical et scientifique, et je continuerai à exprimer mes opinions professionnelles, fondées sur les données scientifiques disponibles, et à défendre ma liberté d’expression, comme le prévoit la Constitution des États-Unis.

La lettre d’avertissement de la FDA met en évidence des déclarations contenues dans des articles de mon site Web qui sont entièrement référencées et soutenues par des données scientifiques publiées. Je m’engage à fournir des informations véridiques, gratuitement, à quiconque le souhaite, et je suis tout à fait favorable à un débat scientifique rigoureux lorsque cela est nécessaire. Le CSPI s’est attribué le mérite d’avoir fait pression sur la FDA pour qu’elle émette cette lettre d’avertissement afin de supprimer la liberté d’expression. La lettre d’avertissement de la FDA n’est qu’une nouvelle tentative de CSPI de me salir avec de fausses accusations.
Si les scientifiques et les chercheurs publient ces études, comment peut-on considérer comme un crime le fait de rapporter leurs résultats ? En fin de compte, les attaques du CSPI contre ce site Web constituent un effort pour supprimer la science elle-même.

Comme le CSPI le sait très bien, grâce à la constitution américaine et au premier amendement, j’ai tout à fait le droit de m’exprimer publiquement sur les questions de santé, ce n’est donc rien d’autre qu’une nouvelle tentative de me “déprogrammer” tout en dissimulant sa propre duplicité. Pour mémoire, nous avons pleinement répondu à la lettre d’avertissement ; la FDA ne peut pas simplement arrêter la liberté d’expression que le CSPI n’apprécie pas.

Ce n’est pas la première fois que le CSPI met en danger la santé publique

Le CSPI continue de nier l’existence de la vitamine D, même si des preuves accablantes montrent qu’elle permet de réduire le risque de développer un COVID-19 grave. Ce n’est pas surprenant, venant d’une organisation financée par Rockefeller qui a poussé les acides gras trans mortels sur le public américain jusqu’à ce que les faits deviennent indéniables, après quoi ils ont simplement réécrit l’histoire de l’organisation sur ce sujet pour cacher leur position passée.

En 1986, le CSPI décrivait les gras trans comme ” une grande bénédiction pour les artères des Américains “.[14] Deux ans plus tard, en 1988, il faisait encore l’éloge des gras trans,[15] en affirmant ” qu’il n’y a guère de preuves solides que les gras trans causent plus de dommages que les autres gras ” et que ” l’anxiété suscitée par les gras trans provient en grande partie de leur réputation de ” non naturels ” “. Pendant ce temps, dans le monde réel, la campagne très réussie du CSPI sur les gras trans a entraîné une épidémie de maladies cardiaques.

Le rôle du CSPI dans la promotion des acides gras trans et son influence sur l’industrie alimentaire ont été abordés dans l’article de David Schleifer intitulé “The Perfect Solution : How Trans Fats Became the Healthy Replacement for Saturated Fats “[16], dans lequel il note que :

“Les universitaires soutiennent régulièrement que les entreprises contrôlent la production alimentaire américaine, avec des conséquences négatives pour la santé… Cependant, le passage des graisses saturées aux graisses trans montre comment les militants peuvent contribuer à inciter les entreprises à changer.”

Ce n’est que dans les années 1990 que le CSPI a commencé à revenir sur sa position concernant les gras trans synthétiques, mais le mal était déjà fait, et il n’a jamais admis son erreur. En fait, plutôt que d’admettre ouvertement qu’il avait induit le public en erreur par des affirmations erronées, le CSPI a tout simplement supprimé de son site Web certaines sections de son soutien antérieur aux gras trans.[17] Remarquez comment sa chronologie historique18 des gras trans commence en 1993 – l’année où le CSPI a compris que le jeu était fait et qu’il devait soutenir l’élimination des gras trans.

Le CSPI a alors commencé à collecter des fonds pour des campagnes visant à stopper la substance causant des maladies cardiaques dont il avait fait la promotion. N’est-ce pas diabolique ? Créer le problème et ensuite prendre l’argent des autres pour la solution.

Cette dissimulation a été relevée par Mary Enig, Ph.D., dans un article de 2003, dans lequel elle écrit :[19]

“Le 20 octobre 1993, le CSPI a eu le culot d’organiser une conférence de presse à Washington, DC, et de fustiger les grandes chaînes de restauration rapide pour avoir fait ce que le CSPI les avait forcées à faire, à savoir utiliser des huiles végétales partiellement hydrogénées dans leurs friteuses.

À cette date, le CSPI, ardent défenseur des huiles partiellement hydrogénées pendant de nombreuses années, même lorsque leurs effets néfastes sur la santé étaient évidents, a changé de position après une avalanche de rapports médicaux défavorables liant les acides gras trans contenus dans ces huiles transformées aux maladies coronariennes et au cancer…

Grâce au CSPI, les graisses traditionnelles saines ont presque complètement disparu de l’approvisionnement alimentaire, remplacées par des graisses trans manufacturées connues pour provoquer de nombreuses maladies. En 1990, la plupart des chaînes de restauration rapide avaient adopté l’huile végétale partiellement hydrogénée …

Qui en profite ? Le soja, bien sûr… [et] dans le bulletin d’information du CSPI de janvier 1991, Jacobson note que “notre effort a finalement été rejoint… par l’American Soybean Association”.

Il est encore plus flagrant que le CSPI continue de recommander de consommer des graisses insaturées comme les huiles de soja et de canola[20] et d’éviter le beurre et les autres graisses saturées saines, en affirmant que “changer de graisses ne réduit pas le risque de mourir “[21]

Cette affirmation ne tient absolument pas compte des preuves irréfutables montrant que les huiles végétales industrielles, et en particulier l’acide linoléique oméga-6, présentent des risques importants pour la santé et contribuent aux maladies chroniques. Et les maladies chroniques, à leur tour, ont un impact sur la mortalité.

Le CSPI protège principalement les grandes entreprises

Cette tendance à s’aligner sur la science et la propagande de l’industrie est devenue une tendance au sein du CSPI. Par exemple, ce n’est qu’en 2013 que le CSPI a finalement déclassé l’édulcorant artificiel Splenda de son ancienne catégorie “sûre” à celle de “prudence”.[22]

En 2016, il l’a de nouveau déclassé, passant de “prudence” à “éviter”.[23] Malgré cela, le CSPI continue de promouvoir les sodas light comme une alternative plus sûre aux sodas ordinaires, affirmant qu’ils “ne favorisent pas le diabète, la prise de poids ou les maladies cardiaques comme le font les sodas riches en calories”.[24]

Le groupe a également adopté une position ferme en faveur des OGM et a activement sapé le mouvement d’étiquetage des OGM,[25] ce qui a fait des États-Unis le seul pays au monde à ne pas avoir d’étiquetage clair des OGM. En août 2001, l’organisation a même exhorté la FDA à prendre des mesures coercitives à l’encontre des entreprises alimentaires utilisant des étiquettes non OGM, affirmant que ces étiquettes pouvaient ” tromper les consommateurs “.[26]

Dans la même veine, le groupe s’oppose à un étiquetage clair de la fausse viande ultra-transformée. Dans une lettre adressée en mai 2018 à la FDA[27], le CSPI a exhorté l’agence à “rejeter les efforts de l’Association des éleveurs de bétail des États-Unis visant à interdire l’utilisation des termes “viande” ou “bœuf” sur les protéines végétales et de culture commercialisées comme alternatives à la viande traditionnelle.” Dans l’ensemble, il semble que le CSPI soit complètement opposé à l’idée d’un public bien informé.

Le CSPI a également été un promoteur du mythe de la faible teneur en matières grasses, totalement démystifié. En 1995, il a lancé une campagne intitulée “1 % ou moins” qui invitait tous les enfants de plus de 2 ans à passer du lait entier et du lait 2 % au lait écrémé (également appelé lait écrémé ou sans matière grasse) afin de réduire leur consommation de graisses saturées[28],[29],[30].

Cette campagne a également été couronnée de succès et a permis de doubler les ventes de lait écrémé.[31] Cependant, tout comme la campagne sur les gras trans, cette campagne était également malavisée, car les recherches[32],[33] montrent que les produits laitiers entiers réduisent en fait le risque de décès dû au diabète et aux causes cardiovasculaires telles que les accidents vasculaires cérébraux.

Le CSPI a constamment bafoué sa mission

Si l’on considère les risques sanitaires suspectés, et dans certains cas bien vérifiés, des graisses trans, des édulcorants artificiels, du soja, des OGM, du régime pauvre en graisses et de la fausse viande, l’intention du CSPI de protéger et de faire progresser la santé publique est pour le moins douteuse.

Il semble qu’ils soient plus intéressés par la protection d’industries rentables, et les efforts du CSPI pour détruire les entreprises qui vendent des vitamines et des suppléments ayant des effets antiviraux naturels[34] en sont une preuve supplémentaire.

Le fait est qu’ils cherchent à mettre un terme à Mercola.com parce que nous représentons une menace sérieuse pour leur programme et qu’ils veulent éliminer le plus grand nombre possible de ceux qui disent la vérité.

Sources et références

Sources : https://www.lewrockwell.com/author/joseph-mercola/
https://www.lewrockwell.com/2021/03/joseph-mercola/fda-warns-dr-mercola-to-stop-writing-about-vitamin-d/
Traduction par https://cv19.fr

Le président tanzanien John Magufuli a-t-il été assassiné pour avoir dénoncé la pandémie de Covid-19 ? (maj)

Mise à jour 19 mars, cliquez
Mise à jour 23 mars, cliquez

Le président tanzanien John Magufuli, après des semaines d’absence, est décédé dans un hôpital de Dar es Salaam, a annoncé la vice-présidente du pays, Samia Suluhu Hassan, dans une allocution télévisée mercredi. Il avait 61 ans. Sa mort soudaine a soulevé de nombreuses questions, notamment celle de savoir si le président tanzanien a été assassiné pour avoir dénoncé la pandémie de Covid-19 en prenant des mesures controversées contre Big Pharma et l’OMS et leur campagne mondiale en faveur des vaccins.

La presse internationale se fait l’écho de la mort du “président négationniste” de Tanzanie avec une joie à peine déguisée.

La cause officielle de la mort serait une crise cardiaque, mais certains laissent entendre qu’elle pourrait être due au virus. The Economist, par exemple, rapporte :

Beaucoup pensent que le virus est en cause.

Comme si ce que “beaucoup pensent” signifiait vraiment quelque chose.

Qu’il s’agisse d’un virus, d’une crise cardiaque ou d’un “suicide”, Magufuli est parti. Comme nous l’avions prédit il y a seulement quelques jours.

Que faire maintenant pour la nation d’Afrique de l’Est ? On peut supposer que le successeur de Magufuli – qu’il s’agisse de la vice-présidente ou d’un nouveau dirigeant élu à la hâte (peut-être le chef de l’opposition, compte tenu des nombreux articles publiés ces dernières semaines) – prendra les rênes du pays.

Poursuivront-ils les politiques de “déni du Covid” de leur prédécesseur ? Ce serait stupéfiant.

Si l’on se fie à ce qui s’est passé au Burundi l’été dernier, l’approche Covid tanzanienne sera totalement inversée un jour ou deux après le décès du président.

Comme l’a rapporté le Council on Foreign Relations, pas plus tard que la semaine dernière :

une figure audacieuse au sein du parti au pouvoir pourrait profiter de l’épisode actuel pour commencer à inverser la tendance.

Attendez-vous à ce que cette “personnalité audacieuse” se hisse très vite au premier plan et reçoive le genre de commentaires élogieux dans la presse occidentale, que seuls les hommes triés sur le volet obtiennent.

Bloomberg en parle déjà :

Le prochain dirigeant tanzanien devra faire face au négationnisme de son prédécesseur en matière de lutte contre le covid

Et que :

Le nouveau dirigeant doit décider s’il change de cap concernant le Covid-19

Les renversements de situation concernant le Covid ont en fait déjà commencé, ils ont été mis en place avant même que la mort du président ne soit signalée, les porte-parole de l’OMS faisant l’éloge de la “nouvelle position” de la Tanzanie sur le Covid dès le 12 mars.

La “nouvelle position” sera probablement appliquée par le biais du chantage industriel. Bloomberg rapporte :

Magufuli a été le fer de lance d’un vaste programme d’investissement dans les infrastructures, et les décisions en suspens concernant la réalisation de plusieurs mégaprojets incomberont désormais à son successeur.

En 2019, Magufuli mettait fin au projet de port de Bagamoyo, un investissement de 10 milliards de dollars. Le projet était une entreprise tri-gouvernementale entre la Tanzanie, la Chine et Oman, via l’entreprise publique China Merchants Holdings International (CMHI) et le State General Reserve Fund (SGRF) d’Oman.

Le port était construit par la Chine et la zone industrielle aurait été construite par Oman et administrée par l’Autorité de la zone de traitement des exportations de Tanzanie.

Cependant, en juin 2019, le président tanzanien Magufuli a accusé ses homologues chinois de présenter des conditions abusives et contraignantes en échange du financement. Le président Magufuli a également fait valoir que la construction du port de Bagamoyo compromettrait l’importante expansion en cours du port de Dar es Salaam, qui devrait être achevée d’ici la fin de 2019.

Sans oublier les projets de l’ancien président de nationaliser partiellement l’industrie minière, que son successeur pourrait bien être contraint d’arrêter, de peur de “contrarier les investisseurs internationaux” :

Le nouveau dirigeant du pays devra également décider s’il doit courir le risque de contrarier les investisseurs internationaux et aller de l’avant avec les réformes minières controversées qui, selon M. Magufuli, étaient nécessaires pour que le pays tire un plus grand profit de ses ressources naturelles.

Magufuli était connu sous le nom de “Bulldozer” pour sa position ferme contre la corruption et pour ses politiques intransigeantes, qui l’ont aidé à remporter la victoire en octobre 2015 en tant que cinquième président de la Tanzanie.

Cependant, il est également l’un des rares dirigeants nationaux à avoir mis en lumière la pandémie de Covid-19 en prenant des mesures controversées contre Big Pharma et l’OMS et leur pression mondiale pour la vaccination.

Le fossé qui sépare la Tanzanie de l’OMS et de l’Union européenne n’est pas connu de tous en raison de la dissimulation médiatique.

L’Union européenne a donné 27 millions d’euros à la Tanzanie pour qu’elle impose les mesures relatives au Covid-19 préconisées par l’OMS, comme le confinement strict, le port de masques et la vaccination à grande échelle. La Tanzanie a pris l’argent, puis a déclaré que le pays était débarrassé du coronavirus. Les Européens ont alors exprimé leur colère au Parlement.

En mai dernier, face à la multiplication des faux cas de coronavirus, le président tanzanien John Magufuli, de plus en plus méfiant à l’égard de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a décidé d’enquêter lui-même sur ces allégations.

Il a envoyé à l’OMS des échantillons d’une chèvre, d’une papaye et d’une caille pour qu’ils soient testés et tous se sont révélés positifs au Covid-19.

Ce n’est que récemment que l’OMS a modifié ses critères de test PCR défaillants afin de dissimuler les faux positifs et a averti les experts de ne pas se fier uniquement aux résultats d’un test PCR pour détecter le coronavirus.

À l’époque, comme l’a révélé le président de la Biélorussie, des agences mondiales ont fait pression sur des nations souveraines pour qu’elles imposent des mesures strictes en matière de Covid-19 et leur ont prêté des fonds considérables pour cela.

De plus, en novembre dernier, le président tanzanien a déclaré qu’il n’avait pas l’intention d’utiliser un quelconque vaccin Covid-19, mais qu’il se contenterait des herbes locales pour se protéger contre la maladie.

Certains se souviennent aussi peut-être que le président de Madagascar a accusé l’OMS d’avoir offert un pot-de-vin de 20 millions de dollars pour empoisonner son remède local Covid-19.

Tout cela a mis en colère les entreprises pharmaceutiques et, bien sûr, l’Europe.

Lors d’une réunion de l’UE au début du mois, le député européen d’Allemagne, David McAllister, s’est plaint amèrement :

L’Union européenne a accordé 27 millions d’euros de l’argent des contribuables européens pour combattre les conséquences du Covid. Maintenant, nous avons un régime dans le pays qui dit qu’il n’y a pas de Covid dans le pays avec des explications plutôt bizarres.

Donc, une fois de plus, nous avons un gouvernement qui a refusé de suivre les directives de l’Organisation mondiale de la santé, un gouvernement qui a refusé de fournir des statistiques et pourtant nous leur donnons 27 millions d’euros.

J’aimerais que vous informiez les membres de notre commission sur l’argent que nous avons donné à la Tanzanie, quels étaient les critères pour donner cet argent et surtout ce qui se passe avec cet argent.

Nous parlons de l’argent des contribuables européens et j’ai du mal à accepter que nous accordions de l’argent à un pays qui n’essaie manifestement pas de coopérer de manière décente.

Pourriez-vous donc répondre à ma question et, si vous n’êtes pas en mesure de le faire maintenant, j’attends de vous que vous me fournissiez des détails écrits dans les 48 heures.

Et ce n’est que le 16 mars que l’Union européenne a décidée qu’elle n’imposerait pas de sanctions à la Tanzanie, malgré la pression exercée par un cabinet d’avocats (Amsterdam & Partners) représentant le leader de l’opposition Tundu Lissu, actuellement exilé en Belgique.

En janvier, le gouvernement américain a imposé des restrictions de visa à des responsables tanzaniens pour avoir “compromis” une élection libre et équitable. Le département d’État a déclaré qu’il interdisait un nombre non spécifié de responsables du gouvernement tanzanien pour ce qu’il a appelé la subversion d’un processus démocratique dans leur pays.

Amsterdam & Partners a ensuite fait du lobbying auprès de divers dirigeants de l’UE pour qu’ils envisagent d’exercer une pression sur la Tanzanie, notamment en reconsidérant leur aide.

Il semble assez évident qu’il y a eu un jeu de pouvoir majeur en Tanzanie, un coup d’État en douceur. Mais qu’en pensez-vous ?

  1. Que va faire le successeur du président Magufuli ?
  2. L’OMS sera-t-elle réinvitée dans le pays ?
  3. Va-t-elle commencer les tests de masse ?
  4. La “pandémie cachée” de Tanzanie va-t-elle soudainement être révélée ?
  5. Que vont devenir le projet du port de Bagamoyo et les politiques de nationalisation de l’industrie minière ?
  6. Magufuli est-il vraiment mort de causes naturelles ?

Mise à jour 19 mars 2021

Depuis ce matin (le 19), la vice-présidente de Magufuli a officiellement prêté serment pour lui succéder. Samia Suluhu Hassan, qui a fait ses études en partie en Grande-Bretagne, est la première femme présidente du pays, ce dont la presse occidentale se fait naturellement le relais.

Dans son discours d’investiture, elle a appelé le pays à “se rassembler” et a prévenu que ce n’était “pas le moment de pointer du doigt”, montrant ainsi qu’elle est consciente de la suspicion qui entoure cette transition de pouvoir et de la fragilité de son emprise sur le pouvoir en ces premiers jours de remplacement d’un leader très populaire.

Rappelez-vous hier, lorsque nous avons prédit des “articles élogieux” pour le successeur de Magufuli ?

Eh bien, elle est décrite comme une “conciliatrice” dans la presse, ce qui est le langage du journalisme occidental pour “quelqu’un qui fera ce qu’on lui dit”. Human Rights Watch a prédit que la Tanzanie connaîtra un “renouveau de la démocratie” sous sa direction, et The Guardian en parle déjà :

DaMina Advisors, une société de conseil en matière de risque politique, a prédit que le nouveau président était susceptible de faire publiquement volte-face par rapport à la politique de déni du Covid de son prédécesseur et à son attitude généralement négative envers les investisseurs étrangers.

Ce qui se passe ici ne pourrait pas être plus évident.

Mise à jour 23 mars 2021

Le média kenyan Kenya Diaspora Radio Television (KDRTV) a rapporté qu’un haut fonctionnaire du gouvernement a déclaré au correspondant de KDRTV en Tanzanie que le président avait été assassiné par les Chinois en collaboration avec des espions occidentaux. C’est un fait que la Chine est plus forte en Tanzanie mais que l’Occident est plus fort en matière de renseignement. Le responsable gouvernemental, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, a également révélé qu’une enquête est en cours sur la cause du décès et qu’ils examineront toutes les pistes et présenteront un rapport concluant. Le fonctionnaire a également déclaré que le président Magufuli était en bonne santé et plein d’énergie.

Sources :
https://www.kdrtv.co.ke/news/magufuli-was-allegedly-poisoned-by-the-chinese-in-collaboration-by-the-western-countries-spies/
https://greatgameindia.com/tanzania-president-john-magufuli-assassinated/
https://off-guardian.org/2021/03/18/discuss-president-magufuli-dead-at-61/#update
https://off-guardian.org/2021/03/18/discuss-president-magufuli-dead-at-61/
https://www.theeastafrican.co.ke/tea/news/east-africa/eu-declines-request-to-impose-sanctions-on-tanzania-3324504
https://www.enr.com/articles/47134-tanzania-suspends-bagamoyo-port-project?v=preview
Traduction et adaptation par https://cv19.fr

Voir aussi :
Tanzanie – Le deuxième coup d’Etat Covid ?
Liste croissante des assassinats de chercheurs liés au COVID-19

La fraude des anticorps

Par Rosemary Frei

Depuis des mois, le monde se concentre sur les tests PCR du nouveau coronavirus, le traçage des contacts et la vaccination.

Entre-temps, une autre partie importante du complexe biomédical Covid a reçu beaucoup moins d’attention : l’utilisation d’anticorps pour détecter, diagnostiquer et traiter l’infection par le nouveau coronavirus.

Des centaines de tests d’anticorps ont été approuvés à ces fins depuis janvier 2020. Et des centaines d’autres sont sur le point de commencer à être commercialisés sous peu.

Cela fait partie de la ruée vers l’or du secteur biomédical : dès l’été dernier, les anticorps étaient en passe de devenir le produit médical le plus lucratif, avec un revenu mondial qui devrait atteindre près d’un demi-billion de dollars d’ici 2024. Il n’est pas rare que les marges bénéficiaires soient de l’ordre de 67 %.

Des géants de l’industrie pharmaceutique tels qu’AstraZeneca, Novartis, GlaxoSmithKline et Eli Lilly sont parmi les entreprises qui s’emparent des plus gros morceaux du marché des anticorps contre les nouveaux coronavirus. Et certaines des agences gouvernementales les plus musclées, dont l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses d’Anthony Fauci et l’Agence des projets de recherche avancée de la Défense américaine, font partie des acteurs (voir, par exemple, l’avant-dernière section de cet article, sur les anticorps utilisés pour traiter le Covid).

Pratiquement toutes les études et tous les supports marketing relatifs au Covid reposent sur l’hypothèse que les scientifiques ont formellement et correctement identifié la présence du nouveau coronavirus (également appelé SARS-CoV-2) dans le matériel avec lequel ils travaillent.

Le travail d’identification est généralement confié à des anticorps qui sont censés se lier au nouveau coronavirus. On suppose que ces anticorps sont capables de repérer le virus et seulement le virus parmi tous les autres organismes et substances qui l’entourent.

Malheureusement, il s’avère que les anticorps ne le font que rarement (voire jamais). Cela est dû, entre autres, à une vérification insuffisante de la précision avec laquelle les anticorps ciblent le virus par les entreprises qui fabriquent et vendent ces produits. Et il y a encore moins de vérification par les organismes gouvernementaux de réglementation.

Faisons un tour de table pour découvrir quelques unes des principales caractéristiques du paysage de l’industrie des anticorps, qui se caractérise par sa complexité et son budget important.

Peut-on créer des anticorps qui ne se lient qu’à un type de virus ou à un autre ?

Les anticorps sont des éléments minuscules et bien adaptés de notre système immunitaire. L’une de leurs principales fonctions est de rechercher les virus et les bactéries susceptibles de déclencher des maladies. Les anticorps interagissent avec ces microbes et participent au processus viral en contrôlant leur prolifération.

Depuis des millions d’années, les humains et nos ancêtres fabriquent des anticorps dans notre corps pour gérer les infections. Puis, il y a quelques décennies, des entreprises se sont lancées dans la découverte et la manipulation d’anticorps, en partenariat avec des laboratoires universitaires.

Il existe deux grandes catégories d’anticorps. La première est celle des anticorps “polyclonaux”. Il s’agit d’anticorps qui se lient à une variété de substances et/ou d’organismes différents.

L’autre catégorie est celle des anticorps monoclonaux. Comme leur nom l’indique, le clonage est impliqué dans leur création. On identifie d’abord un anticorps spécifique à une séquence particulière d’acides aminés (les acides aminés sont les éléments constitutifs des protéines) d’intérêt – par exemple, un anticorps provenant d’une protéine à la surface d’un virus ou d’une bactérie -. Ensuite, la cellule du système immunitaire qui a produit cet anticorps est “clonée” en laboratoire. Ainsi, chaque ensemble d’anticorps monoclonaux se lie à cette séquence particulière d’acides aminés.

J’ai envoyé un courriel à l’un des principaux experts mondiaux anglophones en matière d’anticorps monoclonaux, le professeur Clifford Saper de la Harvard Medical School, afin d’obtenir des éclaircissements sur ce point. Je lui ai demandé s’il est vrai que, comme la plupart des personnes qui prétendent commercialiser des anticorps, il est possible de créer un anticorps monoclonal spécifique (c’est-à-dire qui se lie) à un seul type de virus ou à un seul autre type d’organisme.

M. Saper a répondu :

Non, il n’existe pas d’anticorps monoclonal qui, parce qu’il est monoclonal, ne reconnaisse qu’une seule protéine ou qu’un seul virus. Il se liera à toute protéine ayant la même séquence (ou une séquence très similaire).

Cette déclaration de M. Saper implique que toute tentative d’utiliser un anticorps monoclonal pour vérifier la présence du nouveau coronavirus entraînera un taux élevé de résultats faussement positifs. C’est-à-dire qu’ils indiqueront que le nouveau coronavirus est détecté alors qu’en fait il ne l’a pas été. En effet, il est très probable que l’anticorps monoclonal se lie à autre chose que le virus (c’est ce qu’on appelle une “réaction croisée”).

(Je recommande cet article de Saper, et celui-là et celui-là co-écrit par le professeur de pathologie de Yale David Rimm, à tous ceux qui souhaitent en savoir plus sur la validation des anticorps).

Et en fait, la grande majorité des anticorps et des anticorps monoclonaux commercialisés comme étant spécifiques au nouveau coronavirus ont été développés il y a des années pour détecter le SRAS-CoV-1. Ils ont ensuite été simplement reconvertis pour identifier le SARS-CoV-2 – avec très peu de contrôles, voire aucun, pour savoir s’ils présentent également une réaction croisée avec d’autres organismes ou substances.

J’ai demandé à Zhen Lu de confirmer cette réaffectation. Elle est la responsable marketing pour l’Amérique du Nord de Sino Biological, une société basée à Pékin qui développe et vend, entre autres, des centaines d’anticorps. Lu m’a répondu par e-mail : “Oui, les anticorps sont reproposés [sic]”.

J’ai également vérifié et reçu la confirmation de Pratiek Matkar, un cadre supérieur de BenchSci, une société de bases de données d’anticorps. Et pour voir par moi-même, je me suis connecté à la base de données de BenchSci (Matkar m’a accordé un compte d’invité), j’ai sélectionné tous les anticorps pour le nouveau coronavirus, et j’ai cherché à savoir quels organismes avaient été utilisés dans les tests de réactivité croisée pour eux. Seul le SRAS-CoV-1 est apparu dans cette vérification.

Tout cela explique une chose que j’ai observée la semaine dernière : Sino Biological vient de modifier le contenu de sa page d’accueil pour la section de son site web consacrée aux anticorps contre le SARS-CoV-2. La page annonce maintenant qu’ils ont introduit de nouvelles “paires d’anticorps assortis” qui fonctionnent mieux pour trouver le virus. Cette paire se compose d’un “anticorps de capture” et d’un “anticorps de détection”.

Et ils affirment que ces paires sont plus précises pour trouver le nouveau coronavirus : qu’elles…

ont une spécificité élevée sans réactivité croisée avec le MERS-CoV, [ou avec les coronavirus humains communs] 229E, NL63, HKU1, [et] OC43.

La seule façon dont je peux interpréter cela est la suivante : ils savent que les anticorps qu’ils commercialisent depuis des mois comme étant spécifiques au nouveau coronavirus se lient à d’autres choses, comme les coronavirus humains communs.

Comment les anticorps sont-ils utilisés dans les tests pour le nouveau coronavirus ?

L’un des principaux types de tests pour le virus contient des anticorps qui sont apparemment spécifiques au nouveau coronavirus. Ils sont conçus pour fonctionner de la manière suivante : si le virus est présent dans un échantillon de sang, les anticorps se lient à celui-ci et, par conséquent, le test donne un signal positif.

L’autre type de test contient des séquences de protéines du nouveau coronavirus ; si des anticorps au virus sont présents dans un échantillon de sang, ils se lient aux séquences de protéines et donnent un résultat positif.

Les fabricants sont censés procéder à des contrôles de précision de leurs kits de test avant de les mettre sur le marché. Ces contrôles consistent essentiellement en une estimation des taux de faux positifs et de faux négatifs (ce dernier est un résultat négatif lorsque l’anticorps ou la protéine en question est contenu dans l’échantillon testé par le kit).

Cependant, les entreprises effectuent ce contrôle de précision superficiel avec seulement quelques échantillons d’un petit nombre de virus – et rarement sur des bactéries ou toute autre substance biologique parmi les millions qui peuvent être présentes dans le sang.

Malgré cette validation très insuffisante et la forte incitation des entreprises à donner une bonne image de leurs produits, comme l’a documenté David Crowe [RIP] en mai dernier, les fabricants enregistrent souvent un taux significatif de faux positifs. Les faux positifs concernent tout, du virus du Nil occidental aux différents types de coronavirus humains.

En général, les entreprises et les gouvernements qualifient ce taux d’insignifiant. Il arrive cependant que les kits de test soient si mauvais qu’ils sont retirés du marché.

Par exemple, un kit de test d’anticorps vendu par une société appelée Chembio Diagnostics a été lancé le 31 mars 2020. La Food and Drug Administration (FDA) américaine lui a presque immédiatement accordé une autorisation d’utilisation d’urgence (Emergency Use Authorization, EUA). Une EUA permet aux entreprises de mettre des produits sur le marché à toute vitesse avec un minimum de surveillance. Le Brésil et l’Union européenne ont également donné leur accord pour que le test Chembio soit vendu sur leur territoire en avril et mai 2020, respectivement.

Puis, en juin 2020, la FDA l’a retiré du marché. L’agence a déclaré :

ce test génère un taux de faux résultats plus élevé que prévu.

(Notez que le tableau supérieur de la page 13 de la notice du produit pour ce test Chembio “révoqué” indique qu’il présente une réaction croisée avec le coronavirus humain 229E).

Mais en novembre 2020, le test d’anticorps Chembio a de nouveau été approuvé pour être utilisé au Brésil. Et le 14 janvier 2021, le test a été approuvé dans l’Union européenne, au Royaume-Uni et en Irlande.

Est-il identique à celui qui était si imprécis qu’il a été retiré du marché en juin dernier ? C’est difficile à dire. Il n’y a pas de notice d’utilisation que j’ai pu trouver pour ce produit. En fait, il y a très peu d’informations à son sujet sur la page web du test ; il faut en faire la demande. J’ai soumis une demande le 23 janvier et je ne l’ai pas encore reçue.

Deux des responsables de la branche de la FDA qui approuvent les dispositifs de test ont rédigé un article dans le New England Journal of Medicine du 18 février 2021. Dans cet article, les deux hommes admettent que les autorisations de la FDA pour les tests sérologiques sont trop souples.

Ils ont indiqué que la FDA a renforcé ses critères d’approbation de ces tests. Ils soulignent également les efforts déployés par d’autres agences gouvernementales pour évaluer les tests sérologiques. Mais ils ne disent pas un mot sur la nécessité d’aller vers une validation objective et approfondie des tests. Ils restent également muets sur le fait que des EUA sont toujours délivrés.

(Il convient également de noter que les listes de la FDA et de Santé Canada des 65 tests sérologiques approuvés à ce jour aux États-Unis et des 19 tests approuvés à ce jour au Canada continuent de donner la sensibilité [identification correcte des échantillons positifs] des tests par “accord en pourcentage positif” et la spécificité [identification correcte des échantillons négatifs] par “accord en pourcentage négatif”. Il s’agit de mesures relatives de la précision – c’est-à-dire comparées à d’autres tests – plutôt que d’une précision objective/absolue, et par conséquent, ce sont de piètres indicateurs en ce qui concerne la précision).

Ian Lipkin est l’une des nombreuses figures majeures du complexe biomédical Covid qui amorce la pompe du pipeline des anticorps. Il est directeur du Center for Infection and Immunity de l’Université de Columbia à New York. M. Lipkin est impliqué à haut niveau dans de nombreuses organisations mondiales, dont l’Organisation mondiale de la santé et la Fondation Bill & Melinda Gates, ainsi que dans des sociétés pharmaceutiques. (Et il est cité dans une “vérification des faits” d’un article de juillet 2020 que j’ai co-signé avec Patrick Corbett, intitulé “Nobody has died from the coronavirus” (Personne n’est mort du coronavirus). Lipkin déclare, entre autres, dans l’article de vérification des faits que “les théoriciens du complot ne sont pas persuadés par les données”.

M. Lipkin est co-auteur d’un article du 12 février 2021, dans lequel lui et son équipe affirment avoir identifié, grâce à une nouvelle technologie de micro-réseau de peptides (puce à antigènes) qu’ils ont inventée, 29 séquences d’acides aminés uniques au nouveau coronavirus. Ils affirment que des anticorps spécifiques aux séquences pourraient être créés – et que ceux-ci pourraient à leur tour être exploités “pour faciliter les diagnostics, l’épidémiologie et la vaccinologie” pour le Covid. (Le seul conflit que Lipkin et certains de ses co-auteurs révèlent dans le paragraphe “intérêts concurrents” à la fin de l’article est qu’ils ont inventé la technologie des micro-réseau de peptides décrite dans l’article).

Les anticorps utilisés pour traiter le covid sont-ils plus efficaces ?

Des anticorps sont également commercialisés pour traiter le covid. Certains sont vendus seuls (en monothérapie) et d’autres par paire. On considère qu’ils confèrent une “immunité passive”.

Les anticorps monoclonaux de type Regeneron, le casirivimab et l’imdevimab, comptent parmi les plus répandus pour le traitement des covidiens. Cette paire aurait été utilisée en octobre 2020 pour traiter le président américain de l’époque, Donald Trump. Le 21 novembre 2020, la FDA a accordé un EUA à ce combo. Il est également en cours d’examen pour approbation par Santé Canada.

J’aimerais me concentrer sur un anticorps monoclonal un peu moins connu appelé bamlanivimab. Il est utilisé à la fois seul et en tant que moitié d’une paire pour le traitement des patients présentant des symptômes du covid au début de la maladie. L’anticorps a été découvert, et son étude clinique a commencé, par l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (qui est dirigé par Anthony Fauci) et une société basée à Vancouver, en Colombie-Britannique, appelée AbCellera Diagnostics. L’anticorps est fabriqué et vendu par Eli Lilly. Il coûte plus de 1 200 dollars par flacon.

Voir aussi : Covid : quand l’ANSM danse le bambalaba avec Lilly

AbCellera est en train de développer un important réservoir d’autres anticorps. Ses capacités dans ce domaine ont été développées au cours des deux dernières années dans le cadre du programme de plate-forme de prévention des pandémies de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA).

(AbCellera a également reçu des centaines de millions de dollars du gouvernement canadien, notamment pour la construction d’une usine de fabrication d’anticorps. Et Peter Thiel, qui a cofondé PayPal et Palantir, est membre du conseil d’administration. John Montalbano est également membre du conseil d’administration de l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada et, jusqu’en 2015, il était le PDG de RBC [Banque Royale du Canada] Global Asset Management. Cette situation et une importante couverture médiatique positive ont contribué à propulser la société vers le plus grand appel public à l’épargne d’une société canadienne de biotechnologie à ce jour, le 11 décembre 2020).

Le bamlanivimab a reçu un EUA de la FDA le 9 novembre 2020, pour le traitement des covid léger à modéré. Et Santé Canada a donné une autorisation provisoire à la monothérapie le 17 novembre. Cependant, la pratique clinique au Canada n’est pas encore très avancée, peut-être en raison des résultats peu brillants des essais cliniques (voir ci-dessous).

Mais cela n’a pas dissuadé les gouvernements fédéraux canadien et américain, qui ont acheté ensemble près d’un demi-million de ces tests. Par exemple, tout récemment, le 26 février, le gouvernement américain a acheté 100 000 flacons.

La seule étude sur le bamlanivimab rendue publique avant l’approbation de la FDA le 9 novembre a été publiée le 1er octobre 2020 sur le site web de la revue en ligne bioRχiv. [Mes articles du 3 février 2021 et du 11 février 2021, respectivement sur les nouveaux variants et les documents de modélisation associés, indiquaient que la revue et sa publication sœur medRχiv ne contiennent que des articles non révisés par des pairs et ont été créés par une organisation dirigée par Mark Zuckerberg et son épouse].

L’étude a utilisé des singes rhésus et a fourni de très nombreux détails sur la façon dont l’anticorps a été découvert et examiné pour vérifier sa spécificité par rapport au nouveau coronavirus. Les chercheurs ont conclu que l’anticorps – connu à l’époque sous le nom de LY-CovV555 – a une “puissante activité neutralisante” contre le SARS-CoV-2.

Le 14 janvier, j’ai envoyé un courriel à l’auteur principal de cet article, Bryan Jones. Il est chercheur au sein du programme de recherche en biotechnologie de Lilly. J’ai demandé à Jones où se trouvait dans leur article la preuve que l’anticorps était spécifique au SARS-CoV-2 (et donc qu’il ne se liait pas à autre chose qu’au nouveau coronavirus ou en plus de celui-ci).

Il a répondu rapidement, comme suit :

Bien que nous ayons déterminé que LY-CoV555 est spécifique au SARS-CoV-2 (et ne se lie pas à la protéine de pointe du SARS-CoV), cela n’est spécifié ou détaillé dans aucune des figures ou tableaux [dans le document].

M. Jones m’a indiqué plusieurs parties de l’article et des documents complémentaires publiés avec celui-ci qui, selon lui, montrent, par extrapolation indirecte, que l’anticorps est spécifique au nouveau coronavirus.

Ce n’est pas vraiment convaincant.

Puis, le 22 décembre, une étude publiée dans le New England Journal of Medicine a mis en doute l’utilité du bamlanivimab chez les personnes hospitalisées après avoir reçu un diagnostic covid. L’article notait que fin octobre, l’étude avait été interrompue parce que l’anticorps n’aidait pas plus les patients que le placebo.

Mais cela n’a pas dissuadé Lilly. Le 21 janvier 2021, la société a publié un communiqué de presse concernant une étude sur le bamlanivimab chez les résidents et le personnel des maisons de retraite. Ils ont affirmé que leurs recherches ont montré que l’anticorps “réduisait significativement le risque de contracter un COVID-19 symptomatique”.

Cependant, ils n’ont pas fourni beaucoup d’informations à l’appui de leurs affirmations. L’étude n’a pas été publiée dans un journal ou présentée lors d’une réunion scientifique/médicale. Et il n’y a pas de précisions sur la date à laquelle elle sera publiée.

Malgré cela, le même matin où le communiqué a été envoyé par Lilly, des articles élogieux sont apparus dans les principaux médias, affirmant que l’étude montrait que le bamlanivimab semble réduire de manière significative les symptômes du covid chez les personnes âgées fragiles.

Par exemple, un article de Bloomberg a été publié à 8 heures du matin le 21 janvier avec le titre “Eli Lilly Antibody Cuts Covid-19 Risk Up to 80% in Nursing Home Study” (Les anticorps d’Eli Lilly réduisent le risque de Covid-19 jusqu’à 80% dans une étude sur les maisons de retraite). L’article a été repris dans de nombreux autres médias tels que le Globe & Mail.

L’article citait le directeur scientifique de Lilly, Daniel Skovronsky, qui disait :

Il s’agit d’une situation urgente. Si une épidémie se déclare dans les maisons de retraite et que les gens n’ont pas encore reçu le vaccin, cela pourrait être un moyen de les protéger avant qu’ils ne l’obtiennent.

Et le 21 janvier, un article du New York Times rédigé par la journaliste scientifique chevronnée Gina Kolata cite un expert en vaccins de l’hôpital pour enfants de Boston, Ofer Levy, qui n’était pas l’un des scientifiques impliqués dans l’étude :

Je ne vois ici que des points positifs. C’est une victoire.

Kolata a également rapporté que Lilly prévoit de demander à la FDA un EUA pour le bamlanivimab pour la prévention du Covid chez les personnes âgées fragiles, en se concentrant sur les personnes dans les maisons de retraite et les foyers de soins de longue durée.

En parallèle, Lilly envisage d’utiliser le bamlanivimab en combinaison avec un autre anticorps monoclonal appelé etesevimab. Une étude sur cette combinaison chez les personnes atteintes de covidémie légère ou modérée a été publiée le 21 janvier 2021. Les résultats indiquent qu’elle ne réduit pas les symptômes, mais seulement la charge virale des personnes.

Cela n’a pas dissuadé Lilly non plus ; les médias en parlent comme d’un résultat très positif. Et la FDA aussi : le 9 février, l’agence a publié un EUA pour la combinaison des deux anticorps pour le traitement du COVID léger ou modéré.

Le 16 février, un article publié ce jour-là sur bioRχiv indiquait que le bamlanivimab ne neutralisait pas les variantes sud-africaine et brésilienne du nouveau coronavirus.

Je laisse le dernier mot à Scott Adams

Le créateur de bandes dessinées Dilbert Scott Adams fait cette observation à la page 13 de son livre Loserthink :

Une chose que je peux dire avec certitude, c’est que c’est une mauvaise idée de faire confiance à la majorité des experts dans tout domaine impliquant à la fois une certaine complexité et de grosses sommes d’argent.

Cela résume parfaitement la situation en ce qui concerne les anticorps du nouveau coronavirus.

Méfiez-vous, suivez l’argent et restez à l’écoute.

Mise à jour du 5 mars 2021

Le 22 février 2021, la FDA américaine a publié une nouvelle directive stipulant que les vaccins n’auront pas besoin de tests supplémentaires avant d’être approuvés pour être utilisés contre les nouvelles variantes – au lieu de cela, le gouvernement s’appuiera sur des tests d’anticorps pour déterminer qui a besoin d’un de ces “rappels”. Le 4 mars 2021, les gouvernements du Canada, du Royaume-Uni, de l’Australie, de Singapour et de la Suisse ont suivi le mouvement. Cela montre pourquoi la fraude concernant les anticorps est un élément clé de l’histoire du Covid. Je publierai dès que possible une vidéo et un article complémentaires à ce sujet.

Source : https://off-guardian.org/2021/03/06/the-antibody-deception/
Traduction par https://cv19.fr

Covid : quand l’ANSM danse le bambalaba avec Lilly

Quand l’ANSM danse le bambalaba avec Lilly, elle risque de perdre toute crédibilité si elle ne fait pas de même avec l’Ivermectine, après avoir accordé une surprenant ATU pour le Bamlanivimab.

Rappelons que l’ATU (Autorisation Temporaire d’Utilisation), délivrée pour le Bamlanivimab, s’adresse aux médicaments nouveaux, qui n’ont encore jamais été mis sur le marché. La délivrance d’une ATU doit être beaucoup plus prudente, rigoureuse et difficile que la délivrance d’une RTU (Recommandation temporaire d’Utilisation), qui elle, concerne les médicaments déjà utilisés dans d’autres indications, avec déjà une AMM. En effet, pour ces médicaments, utilisés depuis des années, on en connaît bien les effets secondaires, les risque à long terme, contrairement aux premiers pour lesquels on n’a aucune expérience pratique.

Les critères pour obtenir ces autorisations, sont au nombre de deux :

  1. Les faibles risques
  2. Une bonne présomption d’efficacité.

Innocuité :

Pour l’Ivermectine, on connaît les risques : aucun. 16 morts en 30 ans sur 4 milliards de prescriptions, dont sans doute 15 qui sont dus à une autre cause. Pour les effets secondaires divers, Merck cite une étude où ces effets semblent moins fréquents qu’avec un placebo ! La base de données OMS en donne 10 fois moins que l’Aspirine ou la Pénicilline. On sait aussi qu’à 10 fois la dose, rien ne se passe. On sait que la prise répétée, ne pose aucun problème. 

Pour le Bambalaba les risques sur le long terme sont totalement inconnus, pas contre le risque de faire émerger de nouveaux variants est cité par nombre de pharmacologues et infectiologues.  Les experts de l’ANRS-maladies infectieuses émergentes (ANRS-MIE), qui conseillent le gouvernement sur le choix des traitements innovants, consultés avant, l’ont signalé par écrit. Le laboratoire n’a pas contesté.

Le Pr Gilles Pialoux, chef de service d’infectiologie de l’hôpital Tenon regrette aussi « que ce médicament n’ait pas été testé sur la population ciblée : dans un des essais, seul 10% des patients inclus ont plus de 65 ans, alors que ce produit s’adresse pour l’instant notamment aux plus de 80 ans » ! 

Efficacité :

S’il y a plus de 60 études sur l’Ivermectine, toutes réalisées par des médecins indépendants, sans liens avec les laboratoires, ce n’est pas le cas pour le Bambalaba, à priori 3 études du laboratoire, à la fois juge et partie. 1 étude interrompue avant son terme, et les deux autres, (qui en fait n’en sont qu’une), uniquement phase 2 ! Maigre, très maigre. La seule étude qui pourrait montrer un petit quelque chose est une étude écrite et payée par le labo.

Pour l’Ivermectine, toute les études en prophylaxie montrent une efficacité entre 80 et 100%. En thérapeutique, 80% des études montrent une disparition des troubles deux fois plus rapides que dans les groupes placebo, et une mortalité réduite de 80 %. Pour les sceptiques, voici un rapport de 107 pages de Tess Lawrie sur le sujet, pour l’OMS. Pour les septiques, je ne peux rien !

Pour le Bambalaba, selon la Sociéte Française de Pharmacologie et Thérapeutique : « Aucune différence statistiquement significative n’a été obtenue sur le critère principal ou sur le critère le plus cliniquement pertinent, et ce quelle que soit la dose. Il est donc impossible de conclure à un quelconque bénéfice clinique ». Pour le Pr Mathieu Molimard, chef de service de pharmacologie clinique au CHU de Bordeaux, « Une autorisation temporaire d’utilisation délivrée sur un niveau de preuve aussi faible, c’est probablement du jamais-vu ». La messe est dite.

Le discours qui a suivi l’ATU montre « l’extrême rigueur » d’un dossier « bien étudié » qui conduit à cette autorisation. 2 jours après, message de la DGS : « le Bambalaba est indiqué pour le traitement des formes symptomatiques légères à modérées chez les adultes non hospitalisés et à risques ». « Pour garantir un minimum d’efficacité, ce traitement doit être initié dans un délai maximum de 5 jours après les premiers symptômes ». « L’efficacité de ce traitement sur les variantes sud-africaine et brésilienne n’est pas démontrée ». Deux jours plus tard, nouvelles consignes : ce n’est plus un traitement en ambulatoire, mais les patients doivent être hospitalisés.

Voici un traitement miracle, salué par toute la presse « compétente » qui critique l’Ivermectine, qui devait éviter les hospitalisations, mais qui fait l’inverse, devant hospitaliser les patients qui n’en ont pas besoin, qui nécessite une perfusion, qui a priori ne marche pas ou si peu, qui a 14% d’effets secondaires, et dont on sait qu’il ne marche pas sur les variants qui se développent.

Alors comment l’ANSM a pu être séduite par le Bambalaba, dont la présomption d’efficacité est très inférieure à tous les autres traitements ambulatoires, en perfusion au lieu de comprimés, et pour 1 000 euros au lieu de 10 ? Aurait-elle été séduite par le blabla de Lilly ? Et comment expliquer aussi ces commandes avant autorisation, cette distribution à marche forcée dans les hôpitaux qui n’en veulent pas ?

Quand on ne comprend pas la décision sur le plan médical, on en cherche ailleurs les raisons. Dans la « belle famille » de Lilly, il y a la mère, « commerciale » de Lilly France, le père, député LREM, il y a la fille, actuellement cheffe du pôle santé du cabinet du Premier Ministre après l’avoir été à l’Elysée, il y a le mari directeur ARS Ile de France et le frère, adjoint de cabinet à l’Elysée. Les complotistes vont se poser des questions, totalement déplacées ! Non, les critères pour obtenir une ATU sont purement médicaux.

Espérons que l’ANSM saura être honnête, en reconnaissant que l’Ivermectine a plus d’atouts que le Bambalaba, si elle veut avoir encore un peu de crédit. Si ce n’est pas le cas, l’affaire sera portée devant la justice, pour avoir l’explication d’une telle inégalité de traitement, avec sanctions à la clé si elle ne peut être justifiée.

Quant à notre ministre brillant médecin, il a fanfaronné avec la même précipitation sur ce produit de la même manière que pour le fumeux article du Lancet. Un véritable expert en traitements du Covid.

De la part de mg55mg, les paroles de la chanson pour danser le Bambalaba sur un air de Pierre Perret 

Source : https://blog.gerardmaudrux.lequotidiendumedecin.fr/2021/03/04/covid-quand-lansm-danse-le-bambalaba-avec-lilly/

La mafia des articles de modélisation

Par Rosemary Frei

John Edmunds est au sommet de la pyramide. Il est l’un des acteurs les plus importants dans la mafia des articles de modélisation.

Ce professeur de Londres, au Royaume-Uni, est un conseiller clé du gouvernement sur les politiques liées au COVID-19. Edmunds est également co-auteur de l’un des principaux documents de modélisation qui ont été utilisés pour convaincre les masses que la vigilance à l’égard du Variant of Concern (VOC) B.1.1.7 devrait être leur priorité absolue.

Et Edmunds a co-écrit un rapport déterminant du 21 janvier 2021 qui concluait : “Il existe une possibilité réaliste que le VOC B.1.1.7 soit associé à un risque accru de décès par rapport aux virus sans VOC”.

En outre, il parle souvent aux journalistes de la mortalité du nouveau variant. Edmunds leur dit, par exemple, qu’un “désastre” s’ensuivrait si l’on assouplissait trop tôt les mesures de confinement, car il faut d’abord “vacciner beaucoup, beaucoup, beaucoup plus largement que les personnes âgées”.

Suivre l’argent

Edmunds se trouve également être le conjoint d’une personne qui, au moins jusqu’en avril 2020, était employée de GlaxoSmithKline (GSK) et détenait des actions de la société. (Edmunds ne le révèle dans aucune de ses interviews avec les médias que j’ai lues et regardées. Il ne divulgue pas non plus ses actions).

Selon un article du Daily Telegraph d’avril 2020, la femme d’Edmunds est Jeanne Pimenta et elle travaille pour GSK. L’article du Daily Telegraph affirme qu’Edmunds a affirmé que sa partenaire avait récemment démissionné de GSK. Il n’est donc pas clair si Pimenta y travaille actuellement ou non. J’ai fait quelques recherches et j’ai trouvé que le seul profil LinkedIn de Jeanne Pimenta indique qu’elle est actuellement directrice du département d’épidémiologie de GSK, alors que le profil ResearchGate de Jeanne Pimenta indique qu’elle est épidémiologiste chez BioMarin Pharmaceutical. (J’en dirai un peu plus sur le mariage d’Edmunds avec une employée actuelle ou ancienne de Glaxo plus loin dans cet article).

En tout cas, le succès financier de GSK monte en flèche. Le 3 février, la société a annoncé qu’elle collaborait avec la société de vaccins à ARNm CureVac pour dépenser 150 millions d’euros – environ 180 millions de dollars US – afin de fabriquer des vaccins pour les nouveaux variants. Cela leur donne effectivement un avantage de premier plan dans le domaine des vaccins pour les nouveaux variants. Et ce même communiqué de presse du 3 février vante les nouveaux vaccins qui peuvent également servir de “rappel” après les premières séries de vaccination.

En outre, GSK s’est associé à CureVac pour produire, dans le courant de l’année, 100 millions de doses du vaccin COVID-19 de “première génération” de CureVac, appelé “CvnCoV”.

Et ce n’est pas tout : cet automne, GSK et une autre firme pharmaceutique internationale, Sanofi, devraient commencer à produire ce qui pourrait s’avérer être jusqu’à un milliard de doses de leur vaccin COVID-19 par an. Dans l’annonce discrète de ses résultats financiers du quatrième trimestre 2020, le 3 février, GSK a déclaré qu’elle “continuera à s’attendre à une amélioration significative de ses revenus et de ses marges” car elle “construit un pipeline biopharmaceutique de grande valeur”.

Notez que GSK et d’autres sociétés pharmaceutiques comme Moderna et Pfizer ne sont pas responsables des dommages et des indemnités versés aux personnes gravement blessés et tuées par les vaccins COVID-19. Les gouvernements paieront à leur place, à condition que les personnes blessées et tuées et leurs proches soient en mesure de surmonter les difficultés et d’obtenir une indemnisation.

Et un remarquable rapport d’enquête du 8 février 2021 [FR] dans le journal allemand Welt Am Sonntag (qui se traduit par “Le monde le dimanche”) révèle un autre exemple des modélisations extrêmement erronées que les gouvernements utilisent pour maintenir les populations dans un état de peur et de contrôle. L’article allemand montre qu’en mars 2020, des fonctionnaires du gouvernement ont recruté “des scientifiques de premier plan issus de plusieurs instituts de recherche et universités”. Ensemble, ils devaient produire un document [de modélisation mathématique] qui servirait de légitimation pour d’autres mesures politiques sévères”. Ces scientifiques ont obéi aux instructions du gouvernement en rédigeant un document de modélisation. Le document secret de l’époque affirmait que si les mesures de confinement étaient immédiatement levées, jusqu’à un million d’Allemands mourraient à cause du COVID-19, dont certains “chez eux, à bout de souffle”, après avoir été refoulés d’hôpitaux surchargés.

Edmunds est très impliqué dans le secteur des vaccins

Le réseau financier et d’influence qui entoure Edmunds et les autres acteurs de la mafia des articles de modélisation, dont Neil Ferguson, n’est pas terminé (vous trouverez des informations sur Ferguson dans la section ci-dessous intitulée “Autres mafieux des articles de modélisation”).

Le premier document de modélisation nouveau variant qu’Edmunds a co-rédigé, que je mentionne dans le deuxième paragraphe de cet article, a été publié le 23 décembre 2020. Edmunds l’a co-écrit avec ses collègues du Centre pour la modélisation mathématique des maladies infectieuses de la London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM). Les membres du groupe de travail COVID-19 du centre y ont également contribué.

L’article de modélisation a été publié sur la revue électronique Medrχiv, qui ne publie que des articles non évalués par des pairs. Le journal est la création d’une organisation dirigée par le responsable de Facebook, Mark Zuckerberg, et son épouse. Je parle de Medrχiv et du lien avec Zuckerberg dans mon article du 3 février sur l’absence de fondement des articles de modélisation qui prétendent que les nouveaux variantes sont très dangereux.

Edmunds est également doyen de la faculté d’épidémiologie et de santé des populations de la LSHTM. J’ai contacté le service de communication de l’institution pour demander une interview avec l’un des auteurs de l’article de modélisation du 23 décembre 2020. Je n’ai pas reçu de réponse.

Dans une interview vidéo de février 2017, Edmunds s’est enthousiasmé du fait que la LSHTM se spécialise dans tous les aspects du développement des vaccins, de la science fondamentale aux essais cliniques à grande échelle. Dans la vidéo, il vante également l’utilisation de la modélisation mathématique comme un bon moyen de montrer que les vaccins protègent les individus et la société. (Il décrit entre autres les efforts de son groupe pour vacciner les enfants contre la grippe et – en collaboration avec Public Health England – pour promouvoir les vaccins contre le virus du papillome humain [HPV] chez les filles et les garçons).

En outre, Edmunds est un membre clé du UK Vaccine Network (qui était jusqu’à récemment connu sous le nom de UK Vaccines Network – l’URL de l’organisation contient “UK Vaccines Network“).

Il est également membre du groupe consultatif scientifique pour les urgences (SAGE) du gouvernement britannique, qui fournit au premier ministre britannique Boris Johnson et à son cabinet des conseils sur les mesures de Covid, dont une grande partie est liée à la campagne de vaccination de masse d’une ampleur sans précédent.

De plus, Edmunds est membre du groupe consultatif sur les menaces de virus respiratoires nouveaux et émergents (NERVTAG) du gouvernement britannique. Il travaille main dans la main avec le SAGE, et il encourage aussi fortement la vaccination.

Et comme nous l’avons déjà mentionné, Edmunds est marié à une employée actuelle ou ancienne de GSK. Un article de 2015 dont Edmunds est le co-auteur indique sous la rubrique “Intérêts concurrents” pour Edmunds que ” Ma partenaire travaille pour GSK“. De même, sur les pages de divulgation de conflits du site web NERVTAG – qui, pour une raison quelconque, n’ont pas été mises à jour depuis octobre 2017 – il est révélé que l’épouse d’Edmunds travaille pour GSK.

Par ailleurs, la section “Author Contributions and Acknowledgements” (Contributions et remerciements des auteurs) du PDF de l’analyse de modélisation de B.1.1.7 du 23 décembre (pages 15 et 16) montre que presque tous les auteurs de l’article et les membres du groupe de travail COVID-19 du centre de modélisation reçoivent un financement de la Fondation Bill & Melinda Gates (BMGF) et/ou du Wellcome Trust. (Au fait, une recherche sur Wellcome Trust donne le site web de Wellcome).

Et il y a plus dans l’histoire d’Edmunds. Entre autres choses, il fait également partie du conseil consultatif scientifique de la coalition pour les innovations en matière d’épidémies (Coalition for Epidemic Innovations – CEPI). La CEPI a été créée principalement par la BMGF (Bill & Melinda Gates Foundation), le Forum économique mondial et la grande entreprise pharmaceutique Wellcome. Le site web de la CEPI indique qu’elle a été “lancée à Davos [lors de la réunion du Forum économique mondial en janvier] 2017 pour développer des vaccins afin de stopper les futures épidémies”. Notre mission est d’accélérer le développement de vaccins contre les maladies infectieuses émergentes et de permettre un accès équitable à ces vaccins pour les populations lors des épidémies”.

L’année dernière, la journaliste d’investigation Vanessa Beeley a rédigé une analyse en deux parties, incontournable, des liens entre les personnes, les institutions, les entreprises et les investisseurs clés de la réponse britannique au Covid-19. Elle a mentionné que GSK travaille avec la CEPI pour développer les vaccins COVID-19. Cette alliance est toujours aussi forte aujourd’hui.

Notons également que la Faculté d’épidémiologie et de santé des populations de la LSHTM, que dirige Edmunds, est principalement financée par la BMGF et l’alliance Gavi. (Gavi promeut la vaccination de masse des personnes dans le monde entier – notamment en soutenant le programme COVAX. La BMGF est l’un des principaux donateurs de Gavi. Médecins sans frontières a critiqué le GAVI qui “vise davantage à soutenir les désirs de l’industrie pharmaceutique de promouvoir de nouveaux produits qu’à trouver les moyens les plus efficaces et les plus durables pour lutter contre les maladies liées à la pauvreté”.)

Le financement accordé par la BMGF à la Faculté d’épidémiologie et de santé des populations du LSHTM augmente très rapidement. Par exemple, les nouvelles subventions de la BMGF à la faculté sont passées de 4,9 millions de dollars US en 2013-2014 (voir page 14 [p. 9 du PDF] du rapport annuel 2014 de la LSHTM) à 13,19 dollars US en 2015-2016 (voir page 14 [p. 9 du PDF] du rapport annuel 2016 de la LSHTM) (les nouvelles subventions de recherche les plus importantes accordées à chaque faculté de la LSHTM ont cessé d’être mentionnées dans les rapports annuels après 2017). Le financement de la Fondation BMGF pour l’ensemble de la LSHTM s’est élevé à 30,2 millions de livres (40,2 USD) en 2017-2018 (voir page 9 [p. 6 du PDF] du rapport annuel 2018 de l’école).

Au fait, la LSHTM dispose également d’un Centre d’innovation pour la fabrication de vaccins. Elle développe, teste et commercialise des vaccins. (Je n’ai trouvé aucune information sur la provenance du financement du centre pour les vaccins).

Le centre de vaccination mène également des activités connexes, comme la lutte contre l’hésitation à se faire vacciner. Ce dernier comprend le projet de confiance dans les vaccins. L’objectif déclaré du projet est, entre autres, de “fournir une analyse et des conseils pour une réponse rapide et un engagement avec le public afin d’assurer une confiance durable dans les vaccins et l’immunisation”.

La directrice du Vaccine Confidence Project est le professeur Heidi Larson de la LSHTM. Depuis plus d’une décennie, elle étudie comment lutter contre l’hésitation à l’égard des vaccins. La LSHTM est à la base du projet, qui est également membre du filet de sécurité vaccinale de l’OMS.

Plus sur la mafia des modélisations

Voici des informations sur deux autres membres de ce club :

Public Health England (PHE) a publié son premier rapport détaillé sur le nouveau variant fin décembre 2020 et continue de fournir des mises à jour. Aucun de leurs rapports ne fait l’objet d’un examen par les pairs. L’un des co-auteurs les plus en vue des rapports du PHE est la directrice du PHE, Susan Hopkins. Elle est également professeur de maladies infectieuses à l’Imperial College de Londres. Le collège reçoit des dizaines de millions de dollars par an de la BMGF. Voir par exemple cette subvention, celle-ci, celle-ci et celle-ci. (J’ai envoyé un courriel aux services de relations avec les médias de PHE pour demander une interview sur les rapports de PHE sur les nouveaux variantes. Zahra Vindhani, responsable des communications de PHE, a répondu : “Le Dr Hopkins n’aura pas la capacité nécessaire pour cela dans les prochaines semaines, et nous ne sommes pas non plus en mesure de faire confirmer qui que ce soit d’autre pour cela”).

L’approche de la vaccination de PHE est guidée par la “priorité stratégique n° 1″ de PHE pour la lutte contre les maladies infectieuses en 2020-2025. Il s’agit d'”Optimiser la mise à disposition de vaccins et réduire les maladies évitables par la vaccination en Angleterre” (voir p. 9 de la stratégie de lutte contre les maladies infectieuses de PHE pour 2020-2025).

Neil Ferguson est co-auteur des rapports PHE et d’un document de modélisation du 31 décembre sur la dangerosité du B.1.1.7, largement cité. Il est directeur par intérim du Consortium de modélisation de l’impact des vaccins, basé à l’Imperial College de Londres.

Les modélisations de Ferguson ont encore été extrêmement erronées au fil des années. Cela a été minutieusement documenté. Par exemple, comme l’a écrit le journaliste d’investigation Beeley dans la première partie d’un rapport d’investigation en deux parties en avril-mai 2020, la modélisation de Ferguson a surestimé d’environ trois millions le nombre de décès dus à la grippe aviaire, également connue sous le nom de H5N1. En conséquence, les fabricants de vaccins contre la grippe aviaire, allant de Roche (pour son Tamiflu désormais célèbre et inefficace) à Sanofi, ont gagné beaucoup d’argent et ont été largement utilisés.

Ferguson a également surestimé les effets de la grippe porcine, ou H1N1. En conséquence, des millions de personnes ont reçu inutilement le Pandemrix de GSK. Il a causé des lésions cérébrales, principalement de la narcolepsie et de la cataplexie, chez des centaines, voire des milliers de personnes vaccinées, principalement des enfants. Le géant pharmaceutique n’a été tenu responsable d’aucun préjudice. Le gouvernement britannique a donc versé plus de 60 millions de livres (environ 65.000.000 € au taux de conversion de 2017) aux victimes. (Et comme mentionné plus haut dans cet article, GSK et d’autres entreprises pharmaceutiques sont également protégées contre l’obligation de payer des dommages et intérêts aux personnes blessées ou tuées par leurs vaccins COVID-19).

Ferguson est également membre, avec Edmunds et d’autres, de SAGE.

Un autre groupe dont il fait partie est le très influent NERVTAG. C’est le groupe qui a émis l’avertissement du 21 janvier 2021, mentionné plus haut dans cet article, selon lequel le B.1.1.7 est mortel. Ferguson est membre de la NERVTAG, même s’il aurait démissionné au printemps dernier après avoir été surpris en train de rendre visite à son amante mariée, alors que tout le monde en Angleterre était censé n’avoir de contacts qu’avec les membres de son propre foyer (ce qui s’explique en grande partie par le modèle de Ferguson et par le fait qu’il ait encourage le gouvernement à confiner le pays).

Ferguson est également membre du Réseau britannique des vaccins, avec Edmunds et d’autres personnes comme le président du Réseau, Chris Whitty, qui est également le principal conseiller du gouvernement britannique pour le programme Covid-19, Chris Whitty. Selon son site web, le réseau a pour objectif “d’aider le gouvernement [britannique] à identifier et à présélectionner les opportunités d’investissement ciblées pour les vaccins et les technologies vaccinales les plus prometteuses qui permettront de lutter contre les maladies infectieuses à potentiel épidémique, et de traiter les questions structurelles liées à l’infrastructure vaccinale plus large du Royaume-Uni”.

Ces liens lient Edmunds, Ferguson et Hopkins – ainsi que le reste de la mafia des articles de modélisation – aux exigences des gouvernements, des grandes entreprises pharmaceutiques, de Bill Gates et d’autres acteurs puissants.

Ils donnent l’image d’être entièrement dévoués au bien public, tout en contribuant activement à le détruire.

Après avoir obtenu une maîtrise en biologie moléculaire à la faculté de médecine de l’université de Calgary, Rosemary Frei est devenue rédactrice indépendante. Pendant les 22 années suivantes, elle a été rédactrice et journaliste médicale. Début 2016, elle s’est de nouveau tournée vers le journalisme d’investigation et la production d’articles militants indépendants à plein temps. Son site web est RosemaryFrei.ca.

En savoir plus : La science incertaine derrière les “nouvelles souches mortelles” de Sars-Cov-2

Source : https://www.rosemaryfrei.ca/the-modelling-paper-mafiosi/
Traduction par https://cv19.fr

Covid-19. Le gouvernement allemand a commandé à des scientifiques des projections alarmistes pour justifier des mesures répressives !

Par François Stecher, correspondant en Allemagne de Polémia ♦ Die Welt, le grand journal allemand, vient de jeter un pavé dans la mare au Covid-19. Il apporte la preuve que le ministère de l’Intérieur allemand avait commandé à des scientifiques des projections de mortalité alarmistes (jusqu’ 1 million de morts, à comparer aux 400 000 de Macron à l’automne dernier…) pour justifier « des mesures préventives et répressives » (sic). Projections « secrètes » que le ministère a opportunément fait fuiter vers la presse pour apeurer la population. La révélation du scandale pourrait bouleverser la politique sanitaire allemande et conduire à une levée de nombreuses restrictions au plus tard avant Pâques et non pas au plus tôt après Pâques. Pour beaucoup d’observateurs, cette révélation serait due à la révolte croissante de l’industrie allemande du Mittelstand (entreprises territorialisées et enracinées) contre les menées du capitalisme de Davos et des GAFA, bénéficiaires des mesures de restrictions. Affaire à suivre ! Les lecteurs de Polémia trouveront ci-dessous la traduction de l’article paru dans le Die Welt du dimanche 7 février.
Polémia.

Traduction de l’article de Die Welt : https://www.welt.de/politik/deutschland/article225864597/Interner-E-Mail-Verkehr-Innenministerium-spannte-Wissenschaftler-ein.html

Le ministère de l’Intérieur a utilisé des scientifiques pour justifier les mesures liées au Covid-19

Selon un abondant échange de courriels dont dispose l’édition du dimanche de Die Welt, l’administration du ministre de l’Intérieur Seehofer a impliqué des chercheurs dans la première phase brûlante de la pandémie. Lesquels ont livré en réponse les résultats destinés à alimenter un dramatique « document secret » du ministère.

Lors de la première vague de la pandémie, en mars 2020, le ministère fédéral de l’Intérieur a mis à contribution plusieurs instituts de recherche et d’écoles supérieures dans un but politique. Il a chargé des chercheurs du Robert-Koch-Institut et d’autres établissements de mettre au point un modèle mathématique, sur la base duquel l’administration du ministre de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU) voulait justifier de sévères mesures Corona.

C’est ce qui ressort d’une intense correspondance électronique de plus de 200 pages entre la direction du ministère de l’Intérieur et les scientifiques que l’édition du dimanche de Die Welt détient. Un groupe de juristes a réussi à obtenir cette correspondance auprès du Robert-Koch-Institut suite à une bataille juridique de plusieurs mois.

Dans un échange de courriel, le secrétaire d’État Markus Kerber demande, par exemple, au scientifique auquel il s’adresse d’élaborer un modèle sur la base duquel des « mesures de nature préventive et répressive » pourraient être planifiées [souligné par le traducteur].

Selon cette correspondance, les scientifiques ont élaboré en seulement quatre jours, en étroite concertation avec le ministère, le contenu d’un document que l’on a déclaré « secret » et que l’on a diffusé dans les jours qui ont suivi par le canal de différents médias.

Dans ce document, on présentait les résultats d’un « Scénario du pire », selon lequel, si la vie sociale se poursuivait en Allemagne comme avant la pandémie, plus d’un million de personnes mourraient.

Die Welt
07/01/2021

Traduction de François Stecher, correspondant de Polémia en Allemagne

Source : https://www.polemia.com/covid-19-le-gouvernement-allemand-a-commande-a-des-scientifiques-des-projections-alarmistes-pour-justifier-des-mesures-repressives/

Big Pharma, labos tout-puissants – ARTE

Plus riches et plus puissantes que jamais, les firmes pharmaceutiques orientent la recherche et le remboursement des soins. Enquête sur une industrie hors de contrôle, dont les intérêts ne coïncident pas toujours avec les impératifs de santé publique.

On les surnomme les “Big Pharma” : à eux seuls, les suisses Novartis et Roche, les américains Pfizer et Johnson & Johnson, et le français Sanofi contrôlent la majeure partie de la fabrication de médicaments. Pour conserver leur monopole, ces grands laboratoires minimiseraient, voire occulteraient, certains effets indésirables causés par leurs produits.

En Europe, la Dépakine, un antiépileptique responsable de malformations congénitales et de troubles neurodéveloppementaux chez des enfants exposés in utero, est au cœur d’un retentissant scandale. Soupçonné d’avoir tardé à alerter les autorités sanitaires et les consommateurs sur ces risques pourtant connus, Sanofi a été mis en examen pour “tromperie aggravée”, “blessures involontaires” et “homicides involontaires”.

Aux États-Unis, où la crise des opioïdes fait des ravages (plus de cent morts par jour), les multinationales pharmaceutiques sont accusées d’avoir encouragé la prescription massive de ces antidouleurs en dissimulant leur caractère hautement addictif.
En 2019, Johnson & Johnson a ainsi été condamné à payer 572 millions de dollars à l’État d’Oklahoma pour avoir mis en danger la vie de ses citoyens.

Alors que l’industrie pharmaceutique bénéficie largement des innovations de la recherche publique, les prix des médicaments atteignent des sommets : facturé 84 000 dollars aux États-Unis, où la tarification n’est pas encadrée, le traitement contre l’hépatite C coûte 24 000 euros en France, quand la nouvelle thérapie génique contre la leucémie commercialisée par Novartis avoisine les 300 000 euros.

Entre intense lobbying et ententes illicites, les laboratoires déploient d’efficaces stratégies pour préserver leurs exclusivités, à l’instar du même Novartis, qui est parvenu à imposer sur le marché un médicament contre la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) quarante fois plus coûteux que son concurrent.
Le 9 septembre 2020, Novartis, Roche et Genentech ont ainsi été condamnés par l’Autorité française de la concurrence à payer 445 millions d’euros pour pratiques abusives dans le traitement de la DMLA.

Big Pharma : Labos tout-puissants

Documentaire de Claire Lasko et Luc Hermann (France, 2018, 1h28mn)

https://odysee.com/@ARTE.FR:7/Big-Pharma,-labos-tout-puissants-_-ARTE:b

Les concepteurs du vaccin Oxford-AstraZeneca liés au mouvement eugéniste britannique

Les concepteurs du vaccin Oxford-AstraZeneca ont des liens non divulgués avec la British Eugenics Society rebaptisée ainsi qu’avec d’autres institutions liées à l’eugénisme comme le Wellcome Trust.

Le 30 avril, AstraZeneca et l’université d’Oxford ont annoncé un “accord historique” pour le développement d’un vaccin COVID-19. L’accord prévoit qu’AstraZeneca supervise certains aspects du développement, de la fabrication et de la distribution, tandis que l’université d’Oxford, par l’intermédiaire du Jenner Institute et de l’Oxford Vaccine Group, a effectué des recherches et développé le vaccin. Moins d’un mois après la conclusion de cet accord, le partenariat Oxford-AstraZeneca a obtenu un contrat du gouvernement américain dans le cadre de l’opération Warp Speed, l’effort de vaccination public-privé COVID-19 dominé par l’armée et les services de renseignement américains.

Bien que le partenariat ait été annoncé en avril, l’Institut Jenner d’Oxford avait déjà commencé à développer le vaccin COVID-19 quelques mois auparavant, à la mi-janvier. Selon un récent rapport de la BBC, c’est en janvier que l’Institut Jenner a pris conscience de la gravité de la pandémie, lorsque le professeur Andrew Pollard, qui travaille à la fois pour l’Institut Jenner et dirige l’Oxford Vaccine Group, “a partagé un taxi avec un modéliste qui travaillait pour le groupe consultatif scientifique britannique pour les urgences”. Pendant le trajet en taxi, “le scientifique lui a dit que les données suggéraient qu’il allait y avoir une pandémie semblable à celle de la grippe de 1918”. En raison de cette seule rencontre, nous dit-on, l’Institut Jenner a alors commencé à verser des millions dans le développement précoce d’un vaccin pour COVID-19 bien avant que l’ampleur de la crise ne soit claire.

Pendant une grande partie de l’année 2020, le vaccin d’Oxford-AstraZeneca a été traité comme un précurseur, bien que son avance ait été plus tard entachée par des scandales liés à ses essais cliniques, notamment le décès de participants, des interruptions soudaines des essais, l’utilisation d’un “placebo” problématique avec sa propre série d’effets secondaires et le mauvais dosage “involontaire” de certains participants qui a faussé son taux d’efficacité auto-déclaré.

Les problèmes importants qui sont apparus au cours des essais ont suscité peu d’inquiétude de la part des deux principaux concepteurs du vaccin, malgré l’attention critique portée par les médias, même les plus importants, à ses complications. Le principal développeur du vaccin Oxford-AstraZeneca, Adrian Hill, a déclaré à NBC le 9 décembre que le vaccin expérimental devrait être approuvé et distribué au public avant la conclusion des essais d’innocuité, en disant : “attendre la fin de l’essai serait le milieu de l’année prochaine”. C’est trop tard, ce vaccin est efficace, disponible à grande échelle et facile à déployer”.

Sarah Gilbert, l’autre chercheur principal sur le vaccin, semblait croire à une approbation prématuré de l’innocuité, déclarant à la BBC le 13 décembre que les chances de déployer le vaccin d’ici la fin de l’année sont “assez élevées”. Aujourd’hui, le Royaume-Uni devrait approuver le vaccin Oxford-AstraZeneca peu après Noël, et l’Inde devrait également approuver le vaccin la semaine prochaine.

Bien que les controverses entourant les essais du vaccin aient finalement sapé son statut de leader, le vaccin d’Oxford-AstraZeneca reste fortement promu comme le vaccin de choix pour le monde en développement, car il est moins cher et nécessite beaucoup moins de complications de stockage que ses principaux concurrents, Pfizer et Moderna.

Au début de ce mois, le Dr Richard Horton, rédacteur en chef de la revue médicale The Lancet, a déclaré à CNBC que “le vaccin Oxford-AstraZeneca est le vaccin qui va pouvoir immuniser la planète plus efficacement, plus rapidement que tout autre vaccin dont nous disposons”, en grande partie parce qu’il s’agit d’un “vaccin qui peut atteindre les pays à revenu moyen inférieur”. CNBC a également cité Andrew Baum, responsable mondial des soins de santé pour Citi Group, qui a déclaré que le vaccin Oxford-AstraZeneca “est vraiment le seul vaccin qui va supprimer ou même éradiquer le SRAS-CoV-2, le virus qui cause la COVID-19, chez les millions d’individus dans le monde en développement”.

En plus des affirmations de longue date selon lesquelles le vaccin Oxford-AstraZeneca sera le vaccin de choix pour le monde en développement, ce vaccin candidat a également été traité par plusieurs médias grand public et même indépendants comme “bon pour le peuple, mauvais pour le profit” en raison de “l’intention explicite du partenariat de fournir [le vaccin] dans le monde entier sur une base non lucrative, ce qui signifie que les nations les plus pauvres de la planète n’auront pas à s’inquiéter d’être exclues d’un remède par manque de fonds”.

Cependant, l’enquête sur les concepteurs du vaccin et les réalités de leur “engagement à but non lucratif” révèle une histoire très différente de celle qui a été racontée pendant la majeure partie de l’année par les communiqués de presse des entreprises, les experts et les universitaires liés au vaccin et la presse grand public.

Par exemple, les médias grand public n’ont pas eu grand-chose à dire, voire rien du tout, sur le rôle de la société privée des développeurs du vaccin – Vaccitech – dans le partenariat Oxford-AstraZeneca, une société dont les principaux investisseurs sont d’anciens cadres supérieurs de la Deutsche Bank, le géant de la Silicon Valley, Google, et le gouvernement britannique. Tous devraient profiter du vaccin aux côtés des deux développeurs du vaccin, Adrian Hill et Sarah Gilbert, qui conservent une participation estimée à 10 % dans la société. Un autre point négligé est le plan visant à modifier radicalement le modèle de vente actuel du vaccin après la première vague d’administration, ce qui ferait grimper les profits en flèche, surtout si la volonté désormais évidente de faire de la vaccination COVID-19 une affaire annuelle dans un avenir prévisible se concrétise.

Cependant, le plus troublant est sans doute le lien direct entre les principaux développeurs du vaccin et le Wellcome Trust et, dans le cas d’Adrian Hill, le Galton Institute, deux groupes ayant des liens de longue date avec le mouvement eugéniste britannique. Cette dernière organisation, nommée en l’honneur du “père de l’eugénisme” Francis Galton, est la Société Eugénique Britannique, un groupe connu pour sa promotion de la pseudo-science raciste et ses efforts pour “améliorer le stock racial” en réduisant la population de ceux qui sont considérés comme inférieurs depuis plus d’un siècle.

Les liens d’Adrian Hill avec le Galton Institute devraient soulever des inquiétudes évidentes étant donné l’impulsion donnée pour faire du vaccin Oxford-AstraZeneca qu’il a développé avec Gilbert le vaccin de choix pour le monde en développement, en particulier les pays d’Amérique latine, d’Asie du Sud et du Sud-Est et d’Afrique, les régions mêmes où les anciens membres du Galton Institute ont appelé à réduire la croissance démographique.

Dans le dernier volet de cette série sur l’opération Warp Speed, l’effort de vaccination du gouvernement américain, et la course, les liens du vaccin Oxford-AstraZeneca avec les institutions liées aux Eugénistes, le rôle secret de Vaccitech, et le mythe de la vente du vaccin étant “sans but lucratif” et motivée par l’altruisme sont explorés en détail.

GlaxoSmithKline et l’Institut Jenner

L’Institut Edward Jenner pour la recherche sur les vaccins a été initialement créé en 1995 à Compton dans le Berkshire sous la forme d’un partenariat public-privé entre le gouvernement britannique, par l’intermédiaire du Medical Research Council et du ministère de la santé, et le géant pharmaceutique GlaxoSmithKline. Après un “examen par les sponsors de l’institut”, il a été relancé en 2005 à Oxford sous la direction d’Adrian Hill, qui – avant cette nomination – occupait un poste de haut niveau au Centre de génétique humaine du Wellcome Trust. Hill, le principal développeur du vaccin COVID-19 d’Oxford-AstraZeneca, dirige toujours un groupe de recherche au Wellcome Trust visant à “comprendre la base génétique de la susceptibilité à différentes maladies infectieuses, en particulier. … les infections respiratoires graves”, qui mène la plupart de ses études en Afrique. Le Medical Research Council du Royaume-Uni est également devenu un collaborateur du Wellcome Trust, en particulier pour les initiatives liées aux vaccins. Le Wellcome Trust, dont nous parlerons plus longuement plus loin dans cet article, a été créé à l’origine grâce au financement de Henry Wellcome, qui a fondé la société qui est devenue plus tard GlaxoSmithKline.

La partenaire de Hill à l’Institut Jenner et l’autre co-développeur du vaccin COVID-19 d’Oxford est Sarah Gilbert. Sarah Gilbert est également originaire du Wellcome Trust, où elle était “directrice de programme”, et est une étudiante de Hill’s. Ensemble, Gilbert et Hill ont travaillé pour positionner l’institut comme le centre de tous les futurs efforts de vaccination entrepris en réponse aux pandémies mondiales.

Professor Sarah Gilbert at Oxford, Photo by John Cairns

Le déménagement de l’Institut Jenner à Oxford a été largement facilité par le Conseil de la recherche médicale, qui a fait don de 1,25 million de livres sterling entre 2005 et 2006, après qu’il ait été décidé de remplacer les sponsors initiaux de l’institut (GlaxoSmithKline, le Conseil de la recherche médicale, le ministère de la santé) par l’Université d’Oxford et l’Institut de santé animale, désormais appelé Institut Pirbright. Grâce à l’implication de Pirbright, le nouvel institut Jenner est devenu unique dans le développement de vaccins pour les humains et le bétail.

Le nouvel Institut Jenner a fini par dominer le développement de vaccins financés par des fonds publics au Royaume-Uni ainsi que l’essai de vaccins produits par les plus grandes sociétés pharmaceutiques du monde par le biais d’essais cliniques et a supervisé ces dernières années des essais de sécurité de premier plan pour des vaccins qui ont suscité un grand intérêt dans les médias. Certains des essais menés par l’Institut Jenner ont par la suite suscité la controverse, comme ceux réalisés sur des nourrissons sud-africains en 2009, au cours desquels sept nourrissons sont morts.

Une enquête menée par le British Medical Journal a révélé que l’Institut Jenner, dirigé par la Colline, avait, dans le cas sud-africain, sciemment induit les parents en erreur sur les résultats négatifs et les méthodes douteuses utilisées dans les études sur les animaux, ainsi que sur le fait que le vaccin était connu pour être inefficace. Le vaccin en question, un vaccin expérimental contre la tuberculose développé conjointement par Emergent Biosolutions et l’Institut Jenner, a été abandonné après que l’étude controversée sur des nourrissons ait confirmé ce que l’on savait déjà, à savoir que le vaccin était inefficace. L’essai, largement financé par Oxford et le Wellcome Trust, a ensuite été salué comme “historique” par la BBC. Hill, à l’époque où l’étude a été menée, avait un intérêt financier personnel dans le vaccin.

Des cas similaires de pratiques douteuses dans les essais d’efficacité et les effets de l’augmentation des doses ont conduit les experts en vaccins à critiquer le vaccin COVID-19 développé par Hill et Gilbert. Hill et Gilbert détiennent une participation financière considérable dans le vaccin COVID-19 d’Oxford-AstraZeneca. Alors que le vaccin aurait une efficacité de plus de 90 %, ces chiffres – souvent cités dans les rapports principaux – sont rapportés par les développeurs et les fabricants du vaccin (c’est-à-dire l’équipe d’Oxford et AstraZeneca), ce qui est significatif étant donné que Hill et d’autres scientifiques de l’Institut Jenner ont déjà été pris en train de manipuler les résultats d’essais au profit d’un produit vaccinal dans lequel ils avaient personnellement investi.

L’importance de l’Institut Jenner dans le développement et l’essai de vaccins est due en grande partie au rôle de leader supplémentaire de Hill au sein du réseau britannique des vaccins, qui choisit les vaccins à développer, la manière de les développer et les entreprises qui devraient recevoir des “investissements ciblés” du gouvernement britannique. Le Vaccines Network joue également un rôle clé dans l’identification “des technologies vaccinales qui pourraient jouer un rôle important dans les futures épidémies”. Le Wellcome Trust et GlaxoSmithKline sont deux des principaux bailleurs de fonds du réseau britannique pour les vaccins.

Sans surprise, le Vaccines Network a dirigé plusieurs millions de livres sterling vers le Hill-run Jenner Institute, avec des projets achevés comprenant une plateforme de particules virales “plug and display” pour une vaccination à réponse rapide. Le Vaccines Network a également financé les premières études de l’institut Jenner sur de nouveaux vaccins adénoviraux pour les chimpanzés contre les coronavirus (dans ce cas, MERS), le même vecteur viral utilisé pour le vaccin d’Oxford-AstraZeneca. Outre le réseau de vaccins, l’institut Jenner coordonne également les efforts de l’équivalent du réseau de vaccins de l’UE, MultiMalVax.

Professor Adrian Hill at the Jenner Institute, Photo by John Cairns

L’Institut Jenner a également une relation étroite avec GlaxoSmithKline et la société italienne de biotechnologie Okairos, qui a été acquise par GlaxoSmithKline en 2014. Peu de temps après son acquisition, Okairos et son nouveau propriétaire GlaxoSmithKline sont devenus des acteurs clés de la campagne expérimentale de 2014 pour le vaccin Ebola, un effort qui reflète de nombreuses façons la ruée actuelle pour le développement du vaccin COVID-19. Les essais de sécurité précipités pour ce vaccin ont été supervisés par Adrian Hill et l’Institut Jenner et financés par le gouvernement britannique et le Wellcome Trust. GlaxoSmithKline et Okairos sont les seules entreprises représentées au sein du conseil consultatif scientifique de l’Institut Jenner.

L’Institut Jenner, en collaboration avec GlaxoSmithKline-Okairos et une petite entreprise française de biotechnologie appelée Imaxio, développe un vaccin expérimental contre la malaria depuis 2015, les essais sur l’homme de ce vaccin ayant été annoncés le 12 décembre 2020. Ces essais seront menés sur 4 800 enfants en Afrique au cours de l’année 2021, dans bon nombre des pays où le groupe de recherche de Hill’s au Wellcome Center for Human Genetics a étudié la susceptibilité génétique à plusieurs maladies. “Beaucoup plus de personnes mourront en Afrique cette année du paludisme que du Covid”, a récemment déclaré M. Hill à propos des essais qui vont bientôt commencer.

Actuellement, l’Institut Jenner est financé par la Fondation Jenner pour les vaccins, mais les documents de la fondation font état à plusieurs reprises d’un afflux considérable de fonds provenant des prix stratégiques du Wellcome Trust. Un “panel d’examen spécial” du Wellcome Trust a en fait fait pression sur l’Institut Jenner pour qu’il sollicite un nouveau “financement stratégique de base” auprès du trust après avoir visité l’institut et évalué son travail. L’institut Jenner considère que le financement de Wellcome est le principal guide de ses décisions de développement, qui sont prises “sur la base du modèle réussi de soutien du Wellcome Trust Strategic Award”.

La fondation de l’Institut Jenner n’est cependant pas la seule source de revenus pour ses principaux chercheurs. Hill et Gilbert ont travaillé à la commercialisation de nombreux vaccins de l’institut par l’intermédiaire de leur propre entreprise privée, Vaccitech. Bien que les médias décrivent souvent le vaccin comme un effort conjoint entre AstraZeneca et l’université d’Oxford, Vaccitech est une partie prenante clé de ce partenariat, étant donné que le candidat vaccin repose sur une technologie développée par Hill et Gilbert et appartenant à Vaccitech. Un examen plus approfondi de Vaccitech permet de comprendre pourquoi le nom de la société a été absent de presque tous les reportages des médias sur le vaccin d’Oxford-AstraZeneca, car il démolit l’affirmation très répandue selon laquelle le vaccin est “à but non lucratif” et offert à bas prix pour des raisons caritatives.

Vaccitech : faire du bien en faisant du “bien” ?

La raison officielle pour laquelle Sarah Gilbert et Adrian Hill ont créé Vaccitech en 2016, selon le Times, est que “les chercheurs d’Oxford sont encouragés à créer des entreprises pour commercialiser leurs travaux”. Vaccitech, comme d’autres entreprises de recherche “commercialisées” d’Oxford, a été créé par l’Institut Jenner via la branche de commercialisation de l’université, Oxford Science Innovations, qui est actuellement la plus grande partie prenante de Vaccitech avec 46 %. Hill et Gilbert conserveraient une participation de 10 % dans la société.

Le plus grand investisseur d’Oxford Science Innovations, et par extension l’un des plus grands actionnaires de Vaccitech, est Braavos Capital, la société de capital-risque créée en 2019 par Andrew Crawford-Brunt, le responsable mondial de longue date de la Deutsche Bank pour les opérations sur actions dans sa succursale de Londres. Grâce à sa participation dans Oxford Science Innovations, Braavos détient environ 9 % de Vaccitech.

Avant le COVID-19, Vaccitech s’était principalement concentré, surtout l’année dernière, sur le développement d’un vaccin universel contre la grippe. Les efforts de Vaccitech à cet égard ont été salués par Google, qui est également investi dans Vaccitech. Dans le même temps, la Fondation Bill & Melinda Gates finançait des recherches pour développer un vaccin universel contre la grippe, apparemment parce que le domaine de la vaccinologie de la grippe n’était pas encore en mesure “de concevoir un vaccin contre la grippe qui protégerait largement contre les souches de grippe qui infectent les gens chaque hiver et celles qui, dans la nature, pourraient émerger pour déclencher une pandémie perturbatrice et mortelle”, selon un rapport de STAT News de l’année dernière. La Fondation Gates s’est associée à l’origine au cofondateur de Google, Larry Page, et à sa femme Lucy.

Pour financer entièrement Hill and Gilbert’s Vaccitech, et plus particulièrement sa quête pour développer un vaccin universel contre la grippe, Oxford Science Innovations a cherché 600 millions de livres sterling auprès d'”investisseurs extérieurs”, au premier rang desquels le Wellcome Trust et la branche de capital-risque de Google, Google Ventures. Cela signifie que Google est sur le point de réaliser des bénéfices grâce au vaccin d’Oxford-AstraZeneca, au moment où sa plateforme vidéo YouTube a décidé d’interdire les contenus liés au vaccin COVID-19 qui donnent une image négative des vaccins COVID-19, y compris le candidat d’Oxford-AstraZeneca. Parmi les autres investisseurs de Vaccitech figurent la branche chinoise de Sequoia Capital et la société pharmaceutique chinoise Fosun Pharma. En outre, le gouvernement britannique a investi environ 5 millions de livres sterling dans la société et devrait également faire un retour sur le vaccin Oxford-AstraZeneca.

Vaccitech’s homepage showing company co-founders Adrian Hill and Sarah Gilbert. From vaccitech.co.uk

Les informations sur la motivation du vaccin Oxford-AstraZeneca ont été brouillées en raison de l’importante promotion médiatique de l’affirmation selon laquelle Hill and Gilbert ne percevra pas de royalties sur le vaccin et qu’AstraZeneca ne fait pas de profit sur le vaccin. Toutefois, cela n’est vrai que jusqu’à ce que la pandémie soit “officiellement” déclarée terminée et que le virus soit étiqueté comme une maladie persistante ou saisonnière qui nécessitera l’administration massive de vaccins COVID-19 à intervalles réguliers et éventuellement chaque année. Sky News a indiqué que la détermination de la date de fin de la pandémie “sera basée sur l’avis d’une série d’organismes indépendants [non spécifiés]”. À ce moment-là, Vaccitech et Oxford percevront des redevances sur les ventes du vaccin par AstraZeneca.

Les personnes liées au vaccin ont été au centre de la promotion de l’idée que le vaccin COVID-19 deviendra bientôt une affaire annuelle. Par exemple, début mai, John Bell-un professeur de médecine d’Oxford et un “architecte” du partenariat Oxford-AstraZeneca a déclaré à NBC News : “Je soupçonne que nous aurons peut-être besoin de vaccinations relativement régulières contre les coronavirus à l’avenir”, ajoutant que le vaccin serait probablement nécessaire chaque année comme le vaccin contre la grippe. NBC News n’a pas noté que le vaccin Oxford-AstraZeneca, auquel Bell participe, pourrait être financièrement très avantageux si cela se concrétise.
John Bell avait également declenché une polémique récément suite à un lapsus dans une interview avec Jon Snow “Ces vaccins ne sont pas susceptibles de stériliser complètement une population. Il est très probable qu’ils aient un effet qui fonctionne dans un %, disons 60 ou 70 %”.

Plus récemment, Bell a déclaré à The Week que “s’il devait y avoir un marché pour les vaccinations régulières contre le coronavirus à l’avenir, “il y aurait de l’argent à gagner”. Pascal Soriot, le PDG d’AstraZeneca, s’est fait l’écho de ces sentiments en déclarant à Bloomberg le mois dernier que la société allait réaliser un “bénéfice raisonnable” une fois que la pandémie serait déclarée et que le COVID-19 serait considéré comme une maladie saisonnière nécessitant des vaccinations régulières. A ce sujet, le PDG de Vaccitech, Bill Enright, a déclaré que les investisseurs de Vaccitech recevraient “une grande partie des redevances d’un vaccin réussi ainsi que des paiements d’étape” si et quand la pandémie sera déclarée terminée et que les vaccins COVID-19 deviendront un événement saisonnier.

Vaccitech, en particulier, semble tout à fait certain que cette possibilité est appelée à devenir réalité. Pour toutes les itérations ultérieures du vaccin Oxford-AstraZeneca, Vaccitech reprendra un pourcentage beaucoup plus important des droits sur le vaccin, droits qu’elle partage actuellement avec Oxford pour la première itération. Sky News a noté que la technologie que possède Vaccitech “pourrait être à l’origine de la deuxième génération de vaccins COVID-19” et qu’elle “a [déjà] reçu 2,3 millions de livres de financement public pour la développer”.

Des représentants du gouvernement américain comme Anthony Fauci ont également signalé que le vaccin COVID-19 nécessitera des injections annuelles. Notamment, le gouvernement, par l’intermédiaire de la BARDA (Health and Human Service), a versé plus d’un milliard de dollars dans le développement du vaccin Oxford-AstraZeneca. Outre les représentants du gouvernement, plusieurs rapports récemment publiés dans les grands médias ont affirmé que le consensus des “experts” “semble pencher vers une injection annuelle comme le vaccin contre la grippe” en ce qui concerne le vaccin COVID-19. Par exemple, le Dr Charles Chiu, professeur de maladies infectieuses à l’université de Californie-San Francisco, a récemment déclaré à Salon : “Il se pourrait que ce vaccin ne soit pas un vaccin à usage unique ou même à usage double . Il pourrait devenir ce que nous appelons un vaccin saisonnier ou un vaccin qui doit être administré tous les deux ans”.

De telles allusions à un vaccin COVID-19 annuel à partir de 2021 sont récemment devenues monnaie courante de la part des principaux fabricants de vaccins COVID-19 eux-mêmes. Par exemple, le 13 décembre, le Telegraph a cité Albert Bourla, PDG de Pfizer, qui a déclaré : “Nous ne savons pas combien de temps cette protection [vaccinale] dure … Je pense qu’il est probable que vous devrez vous faire vacciner périodiquement. Pfizer a également publié récemment une déclaration dans laquelle il a indiqué que “nous ne savons pas comment le virus va évoluer, et nous ne savons pas non plus quelle sera la durée de l’effet protecteur de toute vaccination”, ajoutant que son vaccin serait adapté “à une administration répétée sous forme de rappels” dans le cas où le vaccin n’induirait une réponse immunitaire que pendant quelques mois.

Puis, mardi dernier, Moderna a publié des informations suggérant que l’immunité de son vaccin COVID-19 ne durerait que plusieurs mois, et Forbes a écrit que “la durée des anticorps neutralisants du vaccin Moderna sera relativement courte, potentiellement moins d’un an”, un résultat qui favoriserait la promotion d’une injection annuelle de COVID-19. Le développeur du vaccin COVID-19 de Pfizer, Ugur Sahin de BioNTech, a également déclaré mardi que “le virus restera avec nous pendant les 10 prochaines années… Nous devons nous habituer au fait qu’il y aura d’autres épidémies”. Il a ensuite ajouté que “si le virus devient plus efficace… nous pourrions avoir besoin d’une plus grande absorption du vaccin pour que la vie revienne à la normale”, impliquant que ces épidémies régulières qu’il prévoit pour les dix prochaines années seraient corrélées avec une augmentation de l’administration du vaccin.

Les citations des développeurs du vaccin Oxford-AstraZeneca eux-mêmes indiquent également un avenir dominé par la pandémie et le souhait que la crise se prolonge afin que le vaccin puisse être largement distribué. Mme Gilbert a déclaré au UK Independent en août qu’elle pense que le COVID-19 n’est qu’un début et que les pandémies de type COVID deviendront plus fréquentes dans un avenir proche. L’équipe de l’Institut Jenner semble tellement déterminée à créer le vaccin COVID que, en juin, Hill a été cité par le Washington Post comme ayant déclaré qu’il voulait que la pandémie reste dans les parages, en disant : “Nous sommes dans la position bizarre de vouloir que le COVID reste, au moins pour un petit moment. Mais les cas sont en baisse”. Il a également déclaré que son équipe était dans “une course contre la disparition du virus”.

Les concepteurs du vaccin, les “experts médicaux”, les responsables gouvernementaux et les PDG des principaux fabricants de vaccins étant tous d’accord pour dire qu’un vaccin saisonnier COVID-19 est un résultat de plus en plus probable, il convient d’envisager une éventuelle arrière-pensée concernant le modèle initial “à but non lucratif” utilisé par l’Institut Jenner/Vaccitech et AstraZeneca pour leur vaccin COVID-19 commun.

Étant donné que les directives relatives aux vaccins dans plusieurs pays stipulent que chaque dose du vaccin multidose COVID-19 doit être produite par le même fabricant que les doses précédentes, il s’ensuit qu’en cas de besoin de variantes périodiques du vaccin COVID-19, ceux qui ont reçu initialement le vaccin Oxford-AstraZeneca devraient probablement recevoir cette même “marque” de vaccin de façon saisonnière. En d’autres termes, ceux qui ont reçu initialement le vaccin Oxford-AstraZeneca devraient probablement non seulement recevoir une deuxième dose de la même “marque”, mais continuer à recevoir cette même “marque” de vaccin chaque année. Il est à noter qu’aucune étude d’interaction n’a encore été menée sur les interactions entre les vaccins COVID-19 et d’autres médicaments ainsi que d’autres vaccins.

Si cela s’avère être le cas, il incombera certainement à l’équipe Oxford-Vaccitech-AstraZeneca de vouloir que son vaccin soit le plus utilisé la première année afin de garantir le plus grand marché pour les vaccins COVID-19 annuels ultérieurs. Cela pourrait être un motif possible des efforts du partenariat Oxford-AstraZeneca “pour fournir au monde entier le vaccin Oxford jab” et pour fournir le vaccin “aux groupes les plus vulnérables à la COVID-19”. Ce vaccin a déjà été acheté, avant même son approbation réglementaire, par des gouvernements du monde entier, notamment en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et dans la plupart des pays d’Amérique latine.

The Wellcome Trust

Adrian Hill occupe actuellement un poste de direction au Centre de génomique humaine du Wellcome Trust. Le Wellcome Trust est une organisation caritative scientifique basée à Londres, créée en 1936 grâce aux fonds du magnat de l’industrie pharmaceutique Henry Wellcome. Comme mentionné précédemment, Wellcome a fondé la société pharmaceutique qui est finalement devenue le géant de l’industrie GlaxoSmithKline. Aujourd’hui, le Wellcome Trust dispose d’une dotation de 25,9 milliards de dollars et s’engage dans des activités philanthropiques, notamment en finançant des essais cliniques et des recherches.

Hill est étroitement lié à Wellcome depuis des décennies. En 1994, il a participé à la fondation du Centre Wellcome pour la génétique humaine et a reçu l’année suivante une bourse de recherche principale du Wellcome Trust. Il est devenu professeur de génétique humaine pour le Wellcome en 1996.

Le site web du Wellcome Centre for Human Genetics se vante de la cartographie génétique à grande échelle qu’il a réalisée en Afrique. Le centre publie également des articles qui explorent les dispositions génétiques en relation avec la fertilité masculine et le “succès reproductif“. Le carrefour entre la race et les gènes est important dans le travail du centre, car tout un groupe de travail au centre, le groupe Myers, se consacre à la cartographie des “impacts génétiques des événements migratoires”. Le centre a également financé un document qui soutient que tant que l’eugénisme n’est pas coercitif, il s’agit d’une initiative politique acceptable. Le document pose la question suivante : “Le fait qu’une action ou une politique soit un cas d’eugénisme est-il nécessairement une raison de ne pas le faire ? Selon la page de Hill sur le site du Wellcome Trust, la race et la génétique ont longtemps joué un rôle central dans son approche scientifique, et son groupe se concentre actuellement sur le rôle que joue la génétique dans les populations africaines en ce qui concerne la sensibilité à des maladies infectieuses spécifiques.

The Wellcome Genome Campus, which houses the Wellcome Centre for Human Genetics, is located on the grounds of Hixton Hall, in Cambridgeshire, England.

Plus inquiétant encore, Science Mag a rapporté l’année dernière que Wellcome a été accusé par un lanceur d’alerte et par l’Université du Cap en Afrique du Sud d’exploiter illégalement des centaines d’Africains en “commercialisant une puce génétique sans accords légaux appropriés et sans le consentement des centaines de personnes africaines dont l’ADN donné a été utilisé pour développer la puce”. Jantina de Vries, une bioéthicienne de l’Université du Cap en Afrique du Sud, a déclaré au journal que c’était “clairement contraire à l’éthique”. Depuis la controverse, d’autres institutions et peuples africains, comme le peuple indigène Nama de Namibie, ont exigé que Wellcome leur rende l’ADN qu’il avait recueilli.

Le Wellcome Centre cofinance régulièrement la recherche et le développement de vaccins et de méthodes de contrôle des naissances avec la Fondation Gates, une fondation qui s’engage activement, et il est vrai, dans le contrôle de la population et de la reproduction en Afrique et en Asie du Sud en donnant, entre autres, la priorité à la distribution à grande échelle de contraceptifs injectables réversibles à longue durée d’action (LARC). Le Wellcome Trust a également financé directement des études visant à développer des méthodes pour “améliorer l’utilisation” des LARC dans des endroits tels que le Rwanda rural.

Comme l’a écrit le chercheur Jacob Levich dans la Palgrave Encyclopedia of Imperialism and Anti-Imperialism, les LARC offrent aux femmes du Sud “le moins de choix possible, à part la stérilisation proprement dite”. Certains LARC peuvent rendre les femmes stériles jusqu’à cinq ans, et, comme le soutient Levich, ils “laissent beaucoup plus de contrôle aux prestataires, et moins aux femmes, que les préservatifs, les contraceptifs oraux ou les méthodes traditionnelles”.

Un exemple est le Norplant, un implant contraceptif fabriqué par Schering (aujourd’hui Bayer) qui peut empêcher une grossesse jusqu’à cinq ans. Il a été retiré du marché américain en 2002 après que plus de cinquante mille femmes aient intenté des poursuites contre la société et les médecins qui le prescrivaient. Soixante-dix de ces recours collectifs étaient liés à des effets secondaires tels que la dépression, des nausées extrêmes, la perte de cheveux du cuir chevelu, des kystes ovariens, des migraines et des saignements excessifs.

Légèrement modifiée et rebaptisée Jadelle, cette drogue dangereuse a été promue en Afrique par la Fondation Gates, en collaboration avec l’USAID et EngenderHealth. Anciennement appelée la Ligue de Stérilisation pour l’Amélioration de l’Homme, la mission originale d’EngenderHealth, inspirée par l’eugénisme racial, était d'”améliorer le stock biologique de la race humaine”. L’utilisation de Jadelle n’est pas approuvée par la FDA aux États-Unis.

Le Depo-Provera de Pfizer, un contraceptif injectable utilisé dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, est un autre scandale du LARC. La Fondation Gates et USAID ont collaboré pour financer la distribution de ce médicament et l’introduire dans les systèmes de santé de pays comme l’Ouganda, le Burkina Faso, le Nigeria, le Niger, le Sénégal, le Bangladesh et l’Inde.

Andrew Pollard, directeur de l’Oxford Vaccine Group, où réside l’Institut Jenner de Hill, est mêlé à la Fondation Gates. Son employeur, l’Université d’Oxford, a reçu de la fondation 11 millions de dollars pour la recherche sur le développement de vaccins au cours des trois dernières années et 208 millions de dollars de subventions au cours de la dernière décennie. En 2016, la Fondation Gates a donné 36 millions de dollars à une équipe de chercheurs dirigée par Pollard pour le développement de vaccins. En outre, le laboratoire privé de Pollard est financé par la Fondation Gates. Dans ces conditions, il n’est pas surprenant que the Global Alliance for Vaccine Initiative (GAVI) (l’Alliance mondiale pour l’initiative vaccinale), un partenariat public-privé fondé et actuellement financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, prévoie de distribuer le vaccin COVID-19 d’Oxford-AstraZeneca aux pays à faible revenu, principalement africains et asiatiques, une fois qu’il aura été approuvé.

Le Galton Institute : L’eugénisme pour le XXIe siècle

Le Wellcome Trust et Adrian Hill partagent tous deux une relation étroite avec la société eugéniste la plus tristement célèbre d’Europe, la British Eugenics Society. La société eugéniste a été rebaptisée Galton Institute en 1989, un nom qui rend hommage à Sir Francis Galton, le soi-disant père de l’eugénisme, un domaine qu’il a souvent décrit comme la “science de l’amélioration de la race”.

Dans le cas du Wellcome Trust, la bibliothèque du Trust est la gardienne des archives historiques de I’Eugenics Society. Lorsque le Wellcome Trust a créé son centre d’archives médicales contemporaines, la première archive organisationnelle qu’il a cherché à acquérir a été, de façon éloquente, celle de I’Eugenics Society-Galton Institute. Le site web du Wellcome Trust décrit l’objectif initial de I’Eugenics Society comme étant “d’accroître la compréhension du public sur l’hérédité et d’influencer la parentalité en Grande-Bretagne, dans le but d’améliorer biologiquement la nation et d’atténuer les charges que les personnes génétiquement “inaptes imposent à la société”. Il indique également que les intérêts des membres de la société “vont de la biologie de l’hérédité, un sujet qui s’est développé rapidement au cours de la première moitié du 20e siècle, à la fourniture de méthodes de contrôle des naissances, à l’insémination artificielle, aux statistiques, à l’éducation sexuelle et aux allocations familiales”. Lesley Hall, archiviste en chef de Wellcome, a qualifié Francis Galton, un eugéniste raciste, d'”éminent polymathe de la fin du XIXe siècle” dans sa discussion sur les archives de l’Eugenics Society conservées à Wellcome.

A poster published by the Eugenics Society-Galton Institute in the 1930S, from the Wellcome Library

Parmi les personnes qui ont occupé plusieurs postes de direction au sein de l’ancienne Société britannique d’eugénisme, aujourd’hui Institut Galton, figurent des personnes qui ont travaillé à l’origine au Wellcome Trust, notamment le président de l’Institut Galton, Turi King. Le Dr Elena Bochukova, actuellement membre du Conseil Galton et conférencière à l’Institut Galton, a travaillé auparavant sous la direction d’Adrian Hill au Wellcome Trust Center for Human Genetics. Le Dr Jess Buxton, chercheur principal en génétique de l’Institut Galton, était auparavant “chercheur en génétique” au Wellcome Trust et a ensuite mené des recherches indépendantes financées par Wellcome. Ses recherches, qui sont particulièrement axées sur la race, comprennent la création de la première carte de séquence génétique d’un Nigérian natif. En outre, Adrian Hill a lui-même pris la parole à l’Institut Eugenics Society-Galton lors de la célébration de leur 100e anniversaire en 2008.

Le Galton Institute publie ce qu’il appelle désormais la Galton Review, anciennement appelée Eugenics Review, où divers membres de la “société savante” autoproclamée publient des articles axés sur les questions démographiques, la génétique, la biologie évolutive et la fertilité.

Un regard sur les premiers numéros de l’Eugenics Review met en lumière les ambitions initiales de Galton. Dans le numéro de 1955 intitulé “L’immigration des personnes de couleur”, un auteur s’interroge : “Qu’adviendra-t-il de notre caractère national, de la qualité de notre travail, etc. au cours de quelques décennies si cette immigration de nègres et de négroïdes se poursuit sans entrave ? L’article se termine par un appel aux lecteurs pour qu’ils écrivent à leurs représentants parlementaires et leur demandent instamment que, compte tenu de “l’amélioration ou de la détérioration de la situation raciale”, quelque chose doit être fait d’urgence pour “contrôler l’afflux actuel d’Africains et d’autres nègres”.

Aujourd’hui, il semble que le Galton Institute continue à considérer l’immigration des minorités raciales dans les villes européennes comme une menace incontrôlée. Mike Coleman, professeur de démographie à Oxford et membre de l’institut, dirige une organisation anti-immigration et un groupe de défense appelé MigrationWatch, dont la mission est de préserver la culture européenne du Royaume-Uni en faisant pression sur le gouvernement pour qu’il endigue l’immigration légale et en publiant des données censées démontrer la menace biologique et culturelle d’une immigration croissante.

Un numéro de 1961 de l’Eugenics Review intitulé “The Impending Crisis” affirme que la fonction de la prochaine conférence de l’institut est “d’honorer Margaret Sanger” et décrit la crise démographique comme “la quantité menaçant la qualité”.

Sanger, connue comme la “pionnière du mouvement américain pour le contrôle des naissances“, était une fervente partisane de la promotion de “l’amélioration raciale” et l’architecte principal du Projet Noir, qui, selon elle, “a été établi au profit des personnes de couleur”. Mais comme l’explique Harriet Washington, boursière en éthique médicale à la Harvard Medical School, dans son livre Medical Apartheid, “le Projet Nègre a cherché à trouver le meilleur moyen de réduire la population noire en promouvant des principes eugéniques”. Sanger était un membre américain de la Société Eugénique Britannique.

Un autre des premiers membres de l’Institut Galton fut John Harvey Kellogg, éminent homme d’affaires et eugéniste. Kellogg a fondé la Race Betterment Foundation et a fait valoir que les immigrants et les non-blancs endommageraient le patrimoine génétique américain. Un autre exemple encore est celui de Charles Davenport, un scientifique connu pour ses efforts de recherche en collaboration avec les eugénistes de l’Allemagne nazie et ses contributions aux politiques raciales brutales de l’Allemagne nazie, qui a été vice-président du Galton Institute en 1931.

Un autre membre plus récent de l’Institut Galton est David Weatherall, qui a donné son nom à l’Institut Weatherall de médecine moléculaire d’Oxford. Weatherall était membre de l’Institut Galton lorsqu’il portait encore le nom de Société Eugénique et il l’est resté jusqu’à sa mort en 2018. Weatherall, qui a été fait chevalier par le monarque britannique en 1987 pour ses contributions à la science, s’est adressé au Galton Institute à de nombreuses reprises et a donné une conférence de haut niveau sur la génétique à l’institut en 2014, dont aucune transcription ou vidéo n’est disponible. En tant que professeur à Oxford, Weatherall a été le conseiller doctoral d’Adrian Hill et finalement son patron lorsque ce dernier a commencé à travailler à l’Institut Weatherall en menant des recherches sur l’immunogénèse en Afrique. Walter Bodmer, ancien président de l’Institut Galton, est l’un des principaux acteurs de l’Institut de médecine moléculaire Weatherall depuis sa fondation.

Si l’Institut Galton a tenté de prendre ses distances avec son passé de promotion de l’eugénisme racial par des efforts de relations publiques superficiels, il n’a pas empêché les membres de la famille du tristement célèbre raciste d’accéder à des postes de direction à l’institut. Professeur émérite de génétique moléculaire à l’Institut Galton et l’un de ses responsables n’est autre que David. J Galton, dont le travail inclut l’eugénisme : L’avenir de la vie humaine au XXIe siècle. David Galton a écrit que le projet de cartographie du génome humain, imaginé à l’origine par l’ancien président de Galton, Walter Bodmer, avait “énormément augmenté … le champ de l’eugénisme … en raison du développement d’une technologie très puissante pour la manipulation de l’ADN”.

Cette nouvelle “définition plus large de l’eugénisme”, a déclaré M. Galton, “couvrirait les méthodes de régulation des effectifs de la population ainsi que l’amélioration de la qualité du génome par l’insémination artificielle sélective par donneur, la thérapie génique ou la manipulation génique des cellules germinales”. En développant cette nouvelle définition, Galton est neutre quant à savoir “si certaines méthodes devraient être rendues obligatoires par l’Etat, ou laissées entièrement au choix personnel de l’individu”.

Qui reçoit les vaccins les plus sûrs ?

Si l’on considère la mesure dans laquelle les acteurs et les institutions à l’origine du vaccin Oxford-AstraZeneca (y compris le principal développeur) sont liés et connectés aux institutions qui ont contribué à la montée et à la perpétuation de l’eugénisme racial, il est inquiétant que ce vaccin en particulier soit présenté par les scientifiques et les médias comme le vaccin COVID-19 pour les pauvres et le Sud.

Le vaccin d’Oxford-AstraZeneca se vend à une fraction du coût de ses concurrents pour le vaccin COVID-19, soit entre 3 et 5 dollars par dose. Moderna et Pfizer coûtent respectivement 25 à 37 dollars et 20 dollars par dose. Comme CNN l’a récemment signalé, le vaccin Oxford-AstraZeneca sera “beaucoup plus facile à transporter et à distribuer dans les pays en développement que ses concurrents”, dont plusieurs nécessitent des chaînes d’approvisionnement en froid compliquées et coûteuses. Lorsque la Fondation Thomson Reuters a demandé à plusieurs experts quel vaccin COVID-19 pourrait “atteindre les plus pauvres le plus rapidement”, tous ont déclaré une préférence pour le candidat Oxford-AstraZeneca.

Il y a aussi le fait qu’une foule de questions de sécurité sont apparues autour du vaccin. Récemment, le 21 novembre, un participant de quarante ans à l’essai clinique d’AstraZeneca, qui vit en Inde, a envoyé un avis juridique au Serum Institute of India, alléguant que le vaccin lui avait causé une neuroencéphalopathie aiguë, ou des lésions cérébrales. Dans cette note, le participant a déclaré qu’il “doit être dédommagé, au minimum, pour toutes les souffrances que lui et sa famille ont subies et sont susceptibles de subir à l’avenir”.

En réponse, le Serum Institute a affirmé que les complications médicales du participant n’étaient pas liées à l’essai du vaccin et a déclaré qu’il intenterait une “action en justice” contre le participant ayant subi des dommages cérébraux pour avoir entaché la réputation de la société, réclamant des dommages-intérêts de plus de 13 millions de dollars. “C’est la première fois que j’entends parler d’un sponsor qui menace un participant à un essai”, a déclaré Amar Jesani, rédacteur en chef de l’Indian Journal of Medical Ethics, à propos de l’incident. Le Serum Institute a reçu au moins 18,6 millions de dollars de la Fondation Bill & Melinda Gates et a conclu un accord avec AstraZeneca pour la fabrication d’un milliard de doses du vaccin.

Les autres fabricants choisis par Oxford-AstraZeneca pour produire leur vaccin ne sont pas non plus étrangers à la controverse. Par exemple, leur partenaire de fabrication en Chine, Shenzhen Kangtai Biological Products, est au centre de la controverse depuis des années, surtout après que 17 nourrissons soient morts de son vaccin contre l’hépatite B en 2013. Le New York Times a cité les propos de Yanzhong Huang, chargé de mission pour la santé mondiale au sein du Council on Foreign Relations : “Imaginez qu’un scandale similaire soit à nouveau rapporté en Chine… Cela ne va pas seulement saper la confiance de la société qui fabrique le vaccin, mais cela va aussi nuire à la réputation d’AstraZeneca elle-même et de son vaccin”.

Dans un autre exemple, le partenaire de fabrication choisi pour produire le vaccin aux États-Unis est la société Emergent Biosolutions, qui est liée aux attentats à l’anthrax de 2001 et qui a fait l’objet d’un scandale. Emergent Biosolutions, anciennement connue sous le nom de BioPort, a une longue expérience de la vente et de la commercialisation en connaissance de cause de produits dont la sécurité et l’efficacité n’ont jamais été testées, notamment son vaccin contre l’anthrax BioThrax et son produit de biodéfense Trobigard. L’actuel responsable du contrôle de qualité de l’usine de fabrication principale d’Emergent Biosolutions aux États-Unis n’a aucune expertise dans la fabrication pharmaceutique et est plutôt un ancien haut fonctionnaire des services de renseignement militaire qui a opéré en Irak, en Afghanistan et au-delà.

Les problèmes soulevés par leur décision de s’associer à des fabricants ayant un passé sombre en matière de sécurité des produits sont aggravés par les effets indésirables signalés dans les essais d’Oxford-AstraZeneca ainsi que par la manière dont ces essais ont été menés. En septembre, AstraZeneca a dû interrompre son essai expérimental du vaccin COVID-19 après qu’une femme au Royaume-Uni ait développé une “réaction grave présumée” qui, selon le New York Times, était compatible avec une myélite transverse. La MT est un trouble neurologique caractérisé par une inflammation de la moelle épinière, un élément majeur du système nerveux central. Elle entraîne souvent une faiblesse des membres, des problèmes de vidange de la vessie et une paralysie. Les patients peuvent devenir gravement handicapés, et il n’existe actuellement aucun traitement efficace.

L’inquiétude concernant une association entre la MT et les vaccins est bien établie. Un examen des études de cas publiées en 2009 a documenté trente-sept cas de MT associés à divers vaccins, notamment l’hépatite B, la rougeole, les oreillons et la rubéole, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, entre autres, chez les nourrissons, les enfants et les adultes. Les chercheurs en Israël ont noté que “les associations de différents vaccins avec un seul phénomène auto-immun font allusion à l’idée qu’un dénominateur commun de ces vaccins, tel qu’un adjuvant, pourrait déclencher ce syndrome”. Même l’article du New York Times sur la pause de l’essai d’AstraZeneca fait état de “spéculations” passées selon lesquelles les vaccins pourraient être capables de déclencher la MT.

En juillet, un participant à l’essai d’Oxford-AstraZeneca a développé des symptômes de MT, et l’essai de vaccin a été interrompu à ce moment-là. Un “panel indépendant” a finalement conclu que la maladie n’était pas liée au vaccin, et l’essai s’est poursuivi. Pourtant, comme Nikolai Petrovsky de l’université Flinders l’a déclaré à la Australian Broadcasting Corporation, ces panels sont généralement composés de “biostatisticiens et aussi de représentants médicaux de la société pharmaceutique qui sponsorise l’essai”. Puis, en octobre, un participant à l’essai au Brésil est mort, bien que dans ce cas, AstraZeneca ait suggéré que la personne faisait partie du groupe de contrôle et n’avait donc pas reçu le vaccin COVID-19.

Selon Forbes, le vaccin d’AstraZeneca n’a pas réussi à arrêter la propagation du coronavirus lors de leurs essais sur les animaux. Les six singes auxquels le vaccin COVID-19 d’AstraZeneca a été injecté ont tous été infectés par la maladie après avoir été inoculés. Tous les singes ont été mis à mort, ce qui signifie qu’on ne sait pas si ces singes auraient subi d’autres effets indésirables.

Une autre préoccupation est que les administrateurs des essais ont donné au groupe de contrôle (pour les essais sur l’homme et l’animal) le Nimenrix de Pfizer, un vaccin contre la méningite, par opposition à une solution saline, qui est considérée comme la référence en matière de contrôle car les chercheurs peuvent être sûrs que la solution saline ne provoquera pas d’effets indésirables. L’utilisation du vaccin contre la méningite de Pfizer comme placebo de contrôle permet à AstraZeneca de minimiser les effets indésirables de son groupe de vaccins COVID-19 en montrant que le groupe de contrôle a également subi des effets indésirables. Le vaccin contre la méningite utilisé dans l’essai d’AstraZeneca est ce que j’appellerais un “fauxcebo”, un faux contrôle dont le but réel est de dissimuler ou de cacher les lésions du groupe vaccinal”, a déclaré Mary Holland, avocate générale de Children’s Health Defense.

L’eugénisme sous une autre appellation

Malgré ces préoccupations concernant la sécurité et les scandales des essais cliniques, près de 160 pays ont acheté le vaccin Oxford-AstraZeneca, et des rapports suggèrent maintenant que l’Inde, le pays avec la deuxième plus grande population sur Terre, devrait approuver ce vaccin d’ici la semaine prochaine.

Comme le montre le présent document, si le vaccin peut être considéré comme “vital pour les pays à faible revenu”, le projet Oxford-AstraZeneca n’est pas une simple entreprise philanthropique. Non seulement le vaccin est motivé par un profit important, mais le lien entre le chercheur principal et la Société Eugénique Britannique ajoute un autre niveau de vigilance justifié.

Pour ceux qui sont confrontés à des récits sur l’eugénisme, il est courant de rejeter une telle activité comme celle des “théories de la conspiration”. Cependant, il est indéniable que plusieurs personnes et institutions de premier plan qui restent actives aujourd’hui ont des liens évidents avec la pensée eugéniste, qui n’était pas si taboue il y a quelques décennies seulement. Malheureusement, cela est vrai pour les personnes et les institutions associées au vaccin COVID d’Oxford-AstraZeneca, qui, comme le montre cet article, se plongent dans des études sur la science des races et le contrôle des populations – principalement en Afrique tout en travaillant en étroite collaboration avec des institutions qui ont des liens directs et de longue date avec le pire du mouvement eugéniste.

Comme le montre ce dossier, les points d’intersection entre la race et la campagne de vaccination COVID-19 aux États-Unis et à l’étranger suscitent de nombreuses préoccupations, tant au niveau public que privé. La première partie de ce dossier a soulevé des questions sur le rôle du Johns Hopkins Center for Health Security dans l’élaboration des politiques, qui a suggéré que le gouvernement américain mette d’abord les vaccins COVID-19 à la disposition des minorités ethniques et des handicapés mentaux. La deuxième partie a expliqué comment, pour allouer les vaccins COVID-19 aux États-Unis, les agences de santé utilisent un programme créé par Palantir, une société qui a déjà aidé les agences américaines à cibler les minorités ethniques par le biais de la politique d’immigration et de politiques racistes.

En outre, il existe des plans pour exercer ce que l’on pourrait raisonnablement qualifier de coercition économique afin de faire pression sur les gens pour qu’ils se fassent vacciner “volontairement”. Une telle coercition sera évidemment plus efficace sur les communautés pauvres et ouvrières, ce qui signifie que les communautés de couleur seront également touchées de manière disproportionnée.

Compte tenu de ces faits, et de l’examen de la sécurité du vaccin “abordable” d’Oxford-AstraZeneca évoqué plus haut, tout préjudice causé par la politique d’attribution des vaccins aux États-Unis et ailleurs est susceptible d’affecter de manière disproportionnée les communautés pauvres, en particulier les communautés de couleur.

C’est pourquoi le public devrait prendre avec un grain de sel toute politique d’attribution de vaccins, même si elle se présente sous le couvert d’un langage d’inclusion, de justice raciale et de préservation de la santé publique. Comme le disait en 1968 le co-fondateur de la Société américaine d’eugénisme (rebaptisée plus tard “Société pour l’étude de la biologie sociale”) Frederick Osborn, “les objectifs eugéniques sont plus susceptibles d’être atteints sous un autre nom que celui d’eugénisme”.

Source : https://unlimitedhangout.com/2020/12/investigative-series/developers-of-oxford-astrazeneca-vaccine-tied-to-uk-eugenics-movement/ Traduction : https://cv19.fr

Un rapport accablant pour l’Ordre des médecins

Passé quasiment inaperçu lors de sa publication, en décembre 2019, sans doute en raison du chaos lié à la réforme des retraites, le rapport des magistrats de la juridiction financière dévoile le côté sombre de l’instance professionnelle des médecins.

Salaires très élevés, dérives financières et déontologiques, gestion opaque et peu rigoureuse, absences de contrôle des conflits d’intérêts, budgets de communication mal maitrisés, lacunes en matière de parité… La Cour des comptes a ausculté l’instance de contrôle des médecins. Et le diagnostic n’est pas des plus encourageants.

Traitement de choc

Les griefs sont légion. Dans leur rapport définitif publié en décembre 2019 – passé inaperçu pour cause de grève lié au débat sur les retraites – les magistrats de la Cour des comptes font un état des lieux peu reluisant de l’Ordre des médecins. Le diagnostic est si préoccupant qu’un traitement de choc est prescrit aux toubibs.
L’organisme a été contrôlé par l’IGAS il y a dix ans et en 2011 par la Cour des comptes. Mais, depuis, la situation n’a guère évolué semble-t-il . L’Ordre des médecins apparait encore comme un mauvais élève ou plutôt comme un mauvais étudiant en « gestion » de la médecine.
Nous avons épluché ce rapport définitif. Il n’est pas tendre avec la gouvernance de l’Ordre tant au niveau de son Conseil National qu’au niveau des 46 Conseils départementaux (sur 101) et les 24 conseils régionaux. Organisme dont le rôle « est de veiller au respect des principes de moralité, probité, compétence et dévouement indispensables à l’exercice de la médecine »

Une gestion hasardeuse

Riche de 300.000 médecins et à raison d’une cotisation individuelle de 335 euros, l’Ordre des médecins dispose d’un budget annuel de 85 millions d’euros. Ses réserves sont abondantes : 152 millions d’euros soit deux années de cotisations. Pour faire fructifier ce magot, le Conseil a choisi de placer 106 millions d’euros en compte à terme ou en valeurs mobilières de placement. De l’argent qui aurait pu permettre d’aider financièrement de jeunes médecins désireux de remplir le désert médical !
Mais surtout, ce que constate la Cour, c’est une gestion « caractérisée par des faiblesses, voire des dérives préoccupantes ».
Entre 2011 et 2017 la masse salariale du Conseil National a augmenté de 58%. Raison essentielle : une hausse de 40 % de ses effectifs.
Au passage, la Cour remarque que le recrutement prend des airs de népotisme. Elle a constaté une fâcheuse tendance à privilégier les liens familiaux. Avec cet exemple emblématique pour le moins choquant : l’élu qui fixe les salaires et les primes des salariés n’a pas hésité à recruter sa fille et, un vice-président, sa nièce !
En interne, la politique salariale n’est pas des plus désavantageuses. Et a de quoi faire tousser un certain nombre de généralistes de province.

Complément de salaire

Jugez plutôt : la moyenne des rémunérations les plus élevées est de 100 000 euros bruts par an – 8300 euros par mois. Le salarié le mieux rémunéré du Conseil national « a perçu en moyenne 8 900 € nets par mois en 2017, ce qui le place 7 % au-dessus du seuil des 1 % de salariés les mieux rémunérés du secteur privé ».
Qui plus est, certains cadres, notamment à la direction informatique, se sont vus attribuer des primes d’astreinte et d’heures supplémentaires d’un montant annuel de 8000 euros ! Joli complément de salaire.
Quant au Président de l’Ordre, il touche 9177 euros par mois en indemnités brutes forfaitaires et le trésorier 7245euros. Plus des indemnités de déplacement, d’hébergement ou de restaurant en hausse permanente.

Déroute départementale

Au niveau des conseils départementaux c’est la déroute. Un tiers d’entre eux n’ont pas été en mesure de transmettre les documents comptables demandés. Plus grave encore « la comptabilité de plusieurs départements n’a pas été tenue pendant plusieurs années et l’une d’entre elles avait été détruite avant le passage de la Cour ».
Autre anomalie et non des moindres décelée au cours de cette enquête « le Conseil national n’a pas de connaissance précise de la valeur de son patrimoine immobilier » estimé par la CDC à 110 millions d’euros mais dans la réalité certainement plus élevée.

Un budget communication délirant

Selon la CDC, le budget com’ est passé de 1,5 M€ en 2011 à près de 4,1 M€ en 2017.
Plus d’un million est consacré au congrès annuel de l’Ordre qui rassemble un millier de personnes. Chaque année plus de 1,7 M€ sont dépensés pour la rédaction et l’envoi par courrier de bulletins alors qu’un simple envoi par mail suffirait amplement à faire des économies

Des conflits d’intérêts

Dans le domaine très sensible des relations entre les médecins et les industriels, de nombreux abus ont été relevés. A l’origine, l’absence d’un contrôle strict. A l’appui de cette affirmation, plusieurs exemples sont cités qui en disent long sur des pratiques très douteuses. Tout d’abord celui de l’un des membres non élus de la Commission Nationale. Celui-ci a « omis » de déclarer les rémunérations qu’il avait perçues de laboratoires pharmaceutiques, alors qu’il siégeait au sein de la commission des relations médecins industrie.
Plus éloquent encore, le cas de ce médecin « le Dr X pneumologue qui a participé à onze congrès internationaux entre 2016 et 2018 pour un coût dépassant 27 000 €, invité par des sociétés spécialisées dans les dispositifs médicaux respiratoires. Pas moins de 37 autres conventions le concernant (pour un montant de 47 000 €) ont été transmises au Conseil national depuis 2012 pour des congrès se tenant notamment à Santa Monica, Port Louis, Dubaï, Port Elizabeth, Amsterdam, Marrakech, Los Angeles, Saint-Pétersbourg, Chicago, Yokohama et Milan.
Le conseil départemental où il est inscrit n’a jamais émis d’avis défavorable. Le Conseil national, quant à lui, a donné trois avis défavorables en 2017 dont l’un pour le congrès Gulf thoracic se tenant à Dubaï, ce qui n’a pas empêché le Dr X d’y participer ! » Et sans qu’il soit le moins du monde sanctionné.

Parité hommes-femmes non respectée

L’ordre des médecins serait-il « macho » ? On est en droit de le penser car, relève la Cour « l’ordre compte près de 3300 conseillers mais moins d’un tiers sont des femmes » et note qu’« à l’issue du renouvellement partiel issu des élections de juin 2019, le nouveau Conseil national ne compte encore que 15 femmes sur 56 membres et le nouveau bureau 2 sur 17. Les femmes sont sous-représentées : elles constituent 31 % des élus ordinaux et 9 % seulement au Conseil national. Le corps médical est pourtant composé de 46 % de femmes. » Le fait que la moyenne d’âge des membres du conseil national soit de 68 ans y est-il pour quelque chose ?
Face à ce bilan peu glorieux, la Cour des comptes a fait comme à son habitude un certain nombre de recommandations. Les plus importantes tendent à ouvrir les instances dirigeantes de l’Ordre à des non-médecins et à apporter plus de transparence à la fois dans la gestion et les procédures à l’encontre des médecins.
Sera-t-elle suivie?

Nous avons demandé la réaction de l’Ordre National des Médecins. Nous publierons bien volontiers sa réponse dès qu’elle nous sera parvenue.

Rapport de la cour des comptes

Source : https://infodujour.fr/societe/justice/33958-le-rapport-qui-accable-lordre-des-medecins

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