Théorie

Le pléomorphisme et la théorie des germes expliqués

Le paradigme de la biologie accepté aujourd’hui, qui a conduit au développement du pléomorphisme et de la théorie des germes, est le Monomorphisme (Gr. mónos : unique + morphē : forme).

Ce paradigme, développé par Louis Pasteur et d’autres scientifiques, stipule que tous les micro-organismes n’ont qu’une seule forme possible et n’ont pas la capacité d’évoluer vers différents types d’organismes.

S’en est suivie la théorie des germes, selon laquelle des maladies spécifiques sont causées par une infection par des micro-organismes spécifiques et sont guéries lorsque les micro-organismes ont été détruits.

Le pléomorphisme, l’opposé du monomorphisme, a été développé par des scientifiques comme Antoine Béchamp et Günther Enderlein et stipule que les micro-organismes ont différents cycles de vie et stades de développement qui peuvent varier entre les virus, les bactéries, les levures et les champignons, en fonction du type de micro-organisme et de l’environnement dans lequel il se trouve.

Ce qui est intéressant, c’est que le pléomorphisme et ses partisans ont été entièrement rayés des livres d’histoire et des encyclopédies et qu’ils ne sont pas mentionnés, même à titre d’intérêt historique, dans les universités et les établissements de formation.

Antoine Béchamp

Nous commencerons notre présentation de l’histoire du pléomorphisme par le début, avec le scientifique français Antoine Béchamp (1816-1908).

Béchamp était titulaire d’une maîtrise en pharmacie, docteur en sciences, docteur en médecine, professeur de chimie médicale et de pharmacie, agrégé et professeur de physique et de toxicologie, professeur de chimie biologique et doyen de la faculté de médecine.

Il se consacre activement à ses recherches en biologie en même temps que Louis Pasteur.

Dix années d’expérimentation ont conduit Béchamp à la conclusion que les minuscules “granulations moléculaires”, observées dans les cellules des plantes et des animaux par d’autres chercheurs, étaient des éléments vivants.

Il les a appelés “microzymas” (petits ferments), en raison de leur capacité à fermenter le sucre.

Il a poursuivi ses recherches pendant 13 autres années, développant la théorie des microzymas. Cette théorie stipule que le microzyma est un élément vivant indépendant, présent dans tous les organismes vivants et qui survit après la mort de l’organisme. Il fonctionne à la fois pour construire et recycler l’organisme.

Il est le constructeur et le destructeur des cellules ; il précède la vie au niveau cellulaire et constitue le fondement de toute organisation biologique. Dans des conditions saines, les microzymas ont une relation bénéfique avec l’organisme et la fermentation se produit normalement.

Cependant, les microzymas sont très sensibles aux signaux biologiques, réagissant aux changements du terrain, en particulier le pH. Lorsque le terrain est compromis, les microzymas deviennent ce que Béchamp appelle “morbidement évolués”, se transformant en formes microscopiques (bactéries) qui contribuent au développement de la maladie. Béchamp pensait que cette caractéristique était liée à la fonction des microzymas de recycler le corps après la mort.

Le changement de terrain est interprété par les microzymas comme un signe que l’organisme est déjà mort, ce qui leur donne le signal de se transformer en formes “morbidement évoluées” capables d’une dégradation fermentaire plus vigoureuse.

Béchamp a également pu montrer que des composés tels que l’alcool et l’acide acétique sont produits dans les tissus de tous les organismes comme résultat direct de l’activité de fermentation des microzymas.

La différence entre les deux théories est assez claire :

La théorie des germes de Pasteur considère que la maladie est causée par des facteurs externes, tandis que la théorie pléomorphique de Béchamp considère le milieu interne comme le facteur le plus important.

Béchamp ne nie pas que l’air soit porteur de germes, mais soutient qu’ils ne sont pas principalement responsables, et certainement pas nécessaires, à la maladie. Ils ne sont présents que parce que le terrain est compromis. Une bonne analogie a été faite par Rudolph Virchow : “… les moustiques cherchent l’eau stagnante, mais ne provoquent pas la stagnation de la flaque.”

Claude Bernard

Un chercheur digne des plus grands noms, qui a précédé Antoine Béchamp, est le physiologiste français Claude Bernard (1813-1878).

Il a été l’un des premiers scientifiques de son temps à comprendre que la maladie n’est pas simplement déterminée par les germes en cause ou les symptômes présents. Il pensait que la maladie était un état général sous-jacent, affecté et déterminé par l’environnement interne de l’organisme, qu’il appelait le “terrain”.

L’état du terrain est déterminé par quatre facteurs, à savoir :

1) son équilibre acide/alcalin ;

2) sa charge électrique/magnétique ;

3) son niveau de toxicité ;

4) son état nutritionnel.

Royal Raymond Rife

Dans les années 1920, R.R. Rife a mené des recherches sur une méthode permettant de traiter les maladies en détruisant les micro-organismes par le biais de radiations radioélectriques. Pour l’aider à déterminer la bonne fréquence, il a conçu et construit un microscope incroyable (composé de 5682 pièces) qui utilisait des prismes polarisants pour “colorer” les organismes avec de la lumière. Il a ensuite utilisé un rayon de radiofréquence pour détruire les organismes, qu’il a utilisé avec succès pour guérir de nombreuses maladies graves, notamment la polio, la tuberculose et le cancer.

Il est important pour l’histoire du pléomorphisme car il a pu isoler un virus qu’il avait trouvé dans un tissu cancéreux et le transformer en champignon, puis en bactérie. Il a pu répéter ce processus des centaines de fois et a montré que le développement pléomorphe des micro-organismes dépasse le niveau bactérien pour atteindre le stade fongique.

Two hours Royal Rife Documentary

Günther Enderlein

Günther Enderlein (1872-1968), zoologiste et bactériologiste allemand, est toujours considéré par beaucoup comme le père du pléomorphisme. Il a basé ses travaux sur ceux d’Antoine Béchamp et a mené des recherches pendant plus de 60 ans, qui l’ont conduit à plusieurs découvertes remarquables.

Il a montré que le protit, et non la cellule, est la plus petite unité biologique de la vie. Les protistes (les microzymas de Béchamp) sont de petites particules de protéines vivantes que l’on trouve dans toutes les cellules, le sang et les autres fluides de tous les organismes vivants. Ils ne peuvent être détruits et survivent après la mort de l’organisme, en assurant la fonction de décomposition.

Il a également découvert que le sang n’est pas stérile et qu’il contient de minuscules formes de vie, capables d’évoluer vers des organismes pathogènes (causant des maladies) plus complexes lorsque les conditions sont favorables.

La plupart de ses découvertes ont été faites parce qu’il observait du sang vivant en fond noir. Cela lui a permis de constater que dans des conditions saines, les protistes restent petits et bénéfiques, travaillant avec le corps dans une relation symbiotique. Cependant, lorsqu’ils sont confrontés à un environnement perturbé, les protistes sont capables de se transformer en formes pathogènes plus complexes, notamment en bactéries et en champignons. Les symptômes et les formes spécifiques de la maladie dépendent du niveau de développement des formes pathogènes, qui est régi par l’état du terrain.

Enderlein a désigné toutes les formes de développement possibles des protistes sous le nom d’Endobiont. Il a découvert que deux microbes existent, et ont toujours existé, chez tous les mammifères vertébrés. Il s’agit de Mucor racemosus Fresen, qu’il a appelé le parasite primaire, et d’Aspergillus niger van Tieghem.

Le Mucor se trouve dans le sang et dans d’autres cellules et, lorsqu’il est à son stade bénéfique, primitif, il est responsable de la coagulation du sang. Lorsqu’il est à un stade pathogène, le Mucor entraîne la congestion, le cancer et de nombreuses autres maladies dégénératives.

Aspergillus, dans ses stades primitifs, est responsable de la régulation du cycle de l’acide citrique et du métabolisme du calcium.

Enderlein pensait que l’infection des mammifères par Aspergillus permettait le développement des structures squelettiques.

On peut trouver l’Aspergillus dans les os, le tissu conjonctif et les lymphatiques. Les phases pathogènes de l’Aspergillus sont responsables des maladies para-tuberculeuses, des troubles du tissu conjonctif, de l’arthrite et des problèmes de peau.

La loi d’interdépendance Anartatique[1] stipule que le développement progressif des micro-organismes depuis les stades de protites jusqu’à leurs stades supérieurs et plus élevés nécessite un pH progressivement décroissant.

Ce processus, une fois lancé, est ensuite soutenu par l’endobiont lui-même, qui produit des déchets acides à partir de son métabolisme des protéines. Chaque micro-organisme produit un acide organique spécifique : Aspergillus produit de l’acide citrique et Mucor de l’acide lactique.

Il est important de noter qu’Enderlein a décrit l’évolution de Mucor et d’Aspergillus, qui trouvent tous deux leur apogée (stade de développement le plus élevé) en tant qu’organisme fongique.

D’autres organismes qui peuvent également être pléomorphes n’ont pas nécessairement leur point culminant dans la phase fongique, mais plutôt dans la phase bactérienne (par exemple, Staphylococcus aureus).

[2]

En savoir plus sur les travaux de Günther Enderlein [PDF en anglais]

Gaston Naessens

Le scientifique québécois Gaston Naessens, qui participe actuellement à des recherches, a également beaucoup contribué au pléomorphisme. Il a conçu un microscope spécial, appelé “Somatoscope”, qui lui permet d’observer les changements dans les tissus vivants avec un grossissement et une résolution très élevés.

Il a découvert, comme Enderlein et Béchamp, de petites particules vivantes, qu’il a appelées “somatides”. Il a identifié deux cycles de somatides : le microcycle et le macrocycle. Seul le microcycle se produit dans la santé et ne comprend que trois étapes, où les trois formes sont symbiotiques. Le macrocycle se produit dans la maladie et comprend seize étapes, dont des formes bactériennes et fongiques.

Les phases fongiques culminantes de Mucor racemosus et Aspergillus niger n’occupent le sang qu’après la mort, car elles nécessitent un environnement acide.

Il existe des phases mycéliennes transitoires qui peuvent cependant être observées dans le sang.

Ces phases représentent la phase la plus élevée du développement de Mucor dans l’hôte vivant et leur présence indique des conditions sérieuses.

Source : https://livebloodonline.com/pleomorphism-and-germ-theory-explained/
Traduction et adaptation par https://cv19.fr

[1] : LA LOI ANARTATIQUE d’Enderlein
La dépendance du développement des micro-organismes par rapport au pH (acide-base) du milieu nutritif ou du milieu interne est une LOI FONDAMENTALE appelée Loi fondamentale anartatique par Enderlein.

[2] : https://www.youtube.com/watch?v=WhClZWkOh6A

Via : https://ourfreesociety.com/is-germ-theory-true/

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[…] diplôme de docteur en médecine que si vous aviez suivi une formation en médecine basée sur la théorie des germes et uniquement sur cette théorie. Avant Flexner, il existait des écoles de médecine éclectique […]

Pierre Lalanne
Pierre Lalanne
22 June 2021 7:31 am

Bonjour,

Merci pour ces brillants articles sur la réalité biologique.

A ce propos, connaissez-vous le travaux de Wilhelm Reich dans ce qu’il appela Orgonomie ? Je sais bien que Reich n’est pas en odeur de sainteté, ce qui est tout à fait normal dans le monde de mensonge où nous vivons, mais son œuvre mérite d’être prise en compte, car elle donne des indices sur la biogenèse.

En bref, Reich a montré que des « bions » naissent de la matière inerte. Pour cela, il faut la chauffer au rouge, puis la plonger dans un liquide. En traitant de cette manière, par exemple, de la limaille de fer, on observe que des bions se détachent lentement de la limaille, se mettent à se déplacer vivement dans le liquide, puis finissent par se rassembler pour former une sorte de protozoaire. Entre parenthèses, Béchamp avait découvert que la craie est formée de microzymas, mais est-il possible que la falaises de Douvres aient été formées par des masses de coquillages ?

Toutes sortes de matières permettent d’obtenir des bions. Le sable, par exemple, produit des bions dont l’observation irrite les yeux…

Chose remarquable, les bions sont de très petits vésicules vivants, tout à fait semblables aux microzymas. On sait que Reich disposait de microscopes allemands capables de grossir jusqu’à 5600 fois et, semble-t-il, permettaient l’observation en temps réel par projection de l’image grossie.

Mais l’œuvre de Reich ne s’arrête pas là. Les bions ne sont qu’un aspect de l’orgone, qui serait l’énergie élémentaire ou Prāna.

Pour les intéressés, Reich a décrit le cheminement qui l’a mené à ses découvertes, dans les premiers chapitres de son livre « La biopathie du cancer ».

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