Category: Témoignage

“L’homme le plus intelligent du monde” analyse le programme de vaccination de l’élite mondiale

L’une des personnes les plus intelligentes au monde s’élève contre la vaccination Covid-19, affirmant que l’élite mondiale à l’origine de la campagne de vaccination n’a probablement pas à cœur les intérêts de l’humanité.

La plupart des gens ignorent tout de l’éleveur de chevaux du Missouri Christopher Langan, 69 ans, qui a travaillé comme ouvrier du bâtiment et videur dans un bar pendant près de 20 ans.

Cependant, un article paru dans Esquire en 1999 a rendu Langan célèbre, en le décrivant à l’époque comme “l’homme le plus intelligent d’Amérique”, avec un QI d’environ 200.

Une interview de Lagan réalisée en 2019 par “Spike Jonze” (Adam Spiegel) vous permettra de comprendre à quel niveau se situe cet homme.

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Depuis, M. Langan a fait l’objet d’un reportage dans l’émission “20/20” d’ABC, et son intelligence a été largement documentée compte tenu de son passé inhabituel.

Actuellement, il s’est lancé dans un projet baptisé “Modèle cognitivo-théorique de l’univers (CTMU)”, qui tente de mettre en évidence le “lien entre l’esprit et la réalité” et d’expliquer l’existence de Dieu par les mathématiques.

C’est dans un groupe Facebook consacré au CTMU que M. Langan a démoli la semaine dernière la campagne mondiale de vaccination contre le virus Covid-19 comme seul un génie pouvait le faire.

Selon Langan, le plan de vaccination de l’élite mondiale n’est probablement pas une élimination (immédiate), mais une stérilisation progressive de la population afin de maintenir la supériorité de la classe dirigeante sur les masses abruties.

Lisez la discussion de Langan avec les membres du groupe CTMU ci-dessous, transcrite à partir de captures d’écran Facebook :

Commentaire : “Je me suis demandé s’il n’y avait pas une motivation négative derrière le [email protected] Si j’étais un oligarque sociopathe et que je pensais que l’humanité devait être réduite massivement pour protéger la Terre, est-ce que j’utiliserais le vax pour provoquer une mort massive ou une stérilisation massive ? L’une ou l’autre de ces approches provoquerait d’énormes bouleversements, mais la stérilisation de masse serait celle qui causerait le moins de perturbations.”

Réponse : Premièrement, selon la définition habituelle du terme “vaccin”, les injections actuelles ne sont pas des “vaccins”. Elles ne sont qu’une autre souche de technologie dangereuse que la superclasse parasitaire finance et utilise dans le but de dominer et de contrôler le monde.

Une extinction massive de la population humaine serait traumatisante et menacerait le statu quo. Si la population humaine s’effondre et que l’économie suit le mouvement, l’élite n’aura rien, aucune supériorité innée ou capacité d’adaptation, qui pourrait la protéger et contribuer à sa survie. C’est pourquoi elle préfère la stérilisation de masse et un déclin démographique plus lent (mais toujours rapide).

Évidemment, la superclasse parasitaire s’inquiète de la destruction de son environnement par la surpopulation humaine. Malheureusement, elle a raison sur ce point : alors que la Terre et ses ressources sont limitées, la croissance démographique est exponentielle. Mais il y a au moins trois problèmes majeurs dans leur approche.

(1) Au lieu d’aborder le contrôle de la population de la bonne manière, en améliorant la population par l’éducation et l’hygiène génétique, en faisant appel à ce qu’il y a de meilleur dans l’espèce humaine et en la convainquant de contrôler son propre comportement reproductif pour son propre bien et celui de la Terre, ils préfèrent mentir et se faufiler dans le dos de tout le monde, en nous escroquant et en nous menaçant de nous faire “vacciner” sous de faux prétextes. D’où leur négligence flagrante du Logos. Au lieu d’améliorer l’humanité, ils la dégradent, en s’appuyant sur une combinaison d’ignorance publique, de confiance mal placée, et d’idées et d’idéologies sans issue comme l’athéisme, le matérialisme, le communisme, le multiculturalisme et la “diversification” ethnique forcée, la “gouvernance mondiale” tyrannique pour amener l’humanité à se conformer.

(2) Alors que l’élite mondiale veut désespérément le contrôle total de la planète et de sa population humaine, elle n’est ni assez intelligente ni assez bonne moralement pour le mériter, et n’a aucune idée de la manière de l’utiliser correctement à l’avantage de l’espèce humaine et de la planète dans son ensemble.

(3) Cela se reflète dans le fait que leur programme de contrôle se limite au contrôle de la quantité et exclut totalement le contrôle de la qualité. Ils supposent que toute la véritable richesse génétique de l’humanité réside en eux, malgré leur manque flagrant de mérite (génie, rectitude morale). Souscrivant à une idée dépassée appelée “darwinisme social”, ils supposent simplement que tous les autres, même s’ils sont meilleurs et plus intelligents, sont inférieurs et remplaçables et devraient être soit éliminés, soit stérilisés, soit descendus, déracinés et fondus dans une vaste race d’esclaves de couleur moka pour la commodité de l’élite.

En bref, en se remplissant les poches et en bousculant tout le monde, l’élite se considère comme une “race maîtresse”, une sorte d’association mondiale d’élevage pour laquelle le reste de l’espèce n’est rien d’autre qu’un troupeau de bovins dociles à élever pour la servilité et tout juste assez d’intelligence pour suivre les ordres. Cela a été clairement et irréfutablement documenté, par exemple, par le programme de “génocide des Blancs” décrit il y a un siècle par R.N. Coudenhove-Kalergi, financé à l’origine par les Rothschild, les Warburg et d’autres banquiers internationaux, et qui fait maintenant l’objet d’une politique internationale dans tout le monde occidental.

Il est facile de voir où cela mène, et ce n’est bon nulle part. Personnellement, je suis prêt, si nécessaire, à infliger des blessures physiques graves à toute personne qui tenterait de me faire subir une de ces injections, et il devrait en être de même pour toute autre personne qui se respecte.

Q : “Pourquoi les propriétaires de la Plantation Mondiale voudraient-ils tuer ou réduire la fertilité de leurs sujets les plus soumis et les plus obéissants ?”

R : Vous ne comprenez peut-être pas tout à fait. Résister au “vaccin” permet à l’élite de vous identifier comme quelqu’un qu’il vaut mieux tuer et qui est donc éligible à la “vaccination prioritaire.” 😉

De plus, ils pensent qu’ils peuvent forcer tout le monde à prendre le “vaccin”, donc c’est discutable. Prenez-le maintenant, et vous pourrez être zombifié et asservi en tant que cyborg chimique ; ne le prenez pas, et vous serez prêt à être abattu, sans avoir besoin de “vaccin”. Tous les esclaves “valables” qui meurent immédiatement sont des dommages collatéraux acceptables ; de plus, chaque mort sert l’agenda de la dépopulation. (Ne supposez jamais que ces accros du contrôle n’ont pas calculé chaque mouvement qu’ils font pour sa valeur “pile nous gagnons, face vous perdez”. Même lorsqu’ils ne savent pas distinguer leur cul de leur coude, ce qui est assez souvent le cas, c’est leur principal critère politique).

Rappelez-vous, l’élite suppose qu’elle est la crème-de-la-crème génétique, et suppose que tous les autres sont des déchets génétiquement inférieurs et donc finalement sensibles à leurs techniques de contrôle mental. Il s’agit d’une opération de masse dans laquelle l’erreur humaine rend impossible une sélection efficace de la “qualité”, que celle-ci soit définie par le mérite objectif ou par la possibilité de servir la classe supérieure parasitaire.

Dans la vision élitaire du monde, seule l’élite est “élite”. Tous les autres sont de la merde et donc sacrifiables.

Le “darwinisme social” est leur justification absolue de leur propre pouvoir, et ils croient nécessairement qu’aucune personne assez stupide pour prendre ce faux vaccin contre le coronavirus ne peut être digne d’être préservée, tandis qu’ils pensent également que toute personne qui refuse le vaccin mérite d’être raflée et tuée.

Pile, je gagne, face tu perds.

Sources : https://www.newswars.com/smartest-man-in-america-breaks-down-global-elites-vaccine-sterilization-agenda/
https://www.youtube.com/watch?v=sKB4wAqMKRQ

Traduction et sous-titres : https://cv19.fr

“Revenez lorsque vous ferez une hémorragie”

Je voudrai partager ici le témoignage de l’épreuve que je compte parmi les plus dures de mon existence toute entière.

C’est l’histoire d’une jeune maman comme tant d’autre, d’une merveilleuse petite fille de deux ans, une maman sportive, passionnée de voyage dans la vie d’avant qui apprend qu’elle est enceinte d’un deuxième enfant, qui entend battre le cœur de son enfant pour la première fois en janvier 2021 et qui se réjouit jour après jour malgré la peur d’engendrer une vie dans ce monde à la dérive où la liberté n’existe plus.

Un matin un peu de sang commence à couler, puis chaque jour un peu plus avant que cette maman se rende à l’hôpital pour n’entendre qu’un long bruit sourd à la place du cœur de ce bébé qu’elle commençait à aimer. N’importe quel être humain peut comprendre la douleur de ce moment à trois mois de grossesse. La clinique l’informe qu’il faut planifier un curetage afin d’éviter le risque d’hémorragie, le curetage est planifié le lendemain, en urgence, mais au moment de récupérer le dossier administratif, le cauchemar a pris une tournure d’enfer.

La secrétaire est catégorique, il faut un test pcr pour pouvoir passer au bloc. J’informe de mon refus en invoquant le code de la santé pourtant clair “aucun acte médical ne peut être pratiqué sans un consentement libre et éclairé”, celle-ci désabusée, me renvoit vers l’anesthésiste, apparemment le seul décisionnaire de savoir si oui ou non je pourrai être opérée. Mon entrevue avec lui fut digne d’un film de science-fiction, il m’a conseillé de revenir lorsque je ferai une hémorragie car là je serai en urgence vitale et donc qu’ils seraient obligés de m’opérer.

Je lui ai demandé si je faisais ce test et qu’il était positif, vous devriez tout de même m’opérer non ? Il a répondu oui. J’ai demandé à quoi servait le test, il m’a mise dehors en me traitant de complotiste. Mon entrevue qui a suivi avec la directrice de la clinique n’a pas été meilleure, elle m’a conseillé de porter plainte car il était impensable que je ne veuille pas prendre soin des gens qui allaient me soigner.

J’ai été à la gendarmerie pour déposer plainte, le gendarme a refusé de prendre ma plainte car “il avait des directives quand il s’agissait du covid, il ne prenait pas la plainte”.
Le lendemain j’ai écrit en LRAR à l’assurance maladie, l’ARS et la clinique afin de dénoncer ce refus de soin/chantage au soin par écrit.

J’ai eu immédiatement gain de cause car la loi est encore à ce jour supérieure à l’idéologie.
J’ai rappelé la gendarmerie avec le code pénal sous les yeux, le gendarme a bégayé et m’a demandé de repasser pour prendre cette fois ma plainte.

Mon opération a pu être programmée.

On m’a laissé 5 semaines avec un bébé mort dans le ventre, c’était le 17 février. Aujourd’hui je pense souvent à cette petite âme mais le trauma d’avoir été un cercueil pendant 5 semaines ne partira jamais.

Aucune étude à ce jour ne prouve qu’un pcr positif fait de vous une personne contagieuse, un pcr négatif ne prouve pas non plus que vous ne venez pas d’être contaminé. Depuis quand faut-il justifier de sa santé avant d’avoir droit à une opération ?
Réveillez-vous, je vous en prie.

Samia Berrada

Source : https://reinfocovid.fr/temoignage/revenez-lorsque-vous-ferez-une-hemorragie/

Ils sortent leurs proches de l’Ehpad

Auteur(s): Pryska Ducoeurjoly, journaliste indépendante

Epuisées par l’attente interminable d’un allègement des restrictions, certaines familles prennent aujourd’hui la décision de sortir leur proche de la maison de retraite. Témoignages.

Depuis trois mois, Céline a repris sa mère à la maison après deux ans passés en Ehpad. « Les confinements à répétition, les parloirs, les privations de droits et de liberté ont largement motivé cette décision. Mais c’est aussi lié à l’absence de dialogue et de projets d’accompagnement, au refus de respecter le contrat de séjour et les droits de ma mère, à l’épuisement de ne pas pouvoir me faire entendre », explique la jeune femme de 36 ans, habitante du Var.

Cela fait maintenant un an que les 600 000 résidents des Ehpad sont soumis à des normes sanitaires plus strictes que le reste de la population sanitaire sans que les aspects éthiques ne pèsent dans la balance face à l’impératif sécuritaire. Prolonger la vie oui, mais à quel prix ? Dans une tribune du Figaro, parue le 6 février, les proches aidants dénoncent « un principe de précaution poussé à l’extrême ». Confinés avant les autres dès le 9 mars, déconfinés plus tardivement mais pas complètement, les résidents demeurent encore interdits de sortie ou confinés en chambre selon les établissements.

« Je me suis préparé psychologiquement »

Pierre vient donc de renouer avec son rôle d’aidant familial, déjà assumé pendant 8 ans, avant le placement de sa mère en Ehpad. Depuis mars 2020, il appelait matin et soir pour soutenir le moral de Janine, âgée de 91 ans. Au fil des mois, ce coaching téléphonique quotidien compensait de moins en moins le manque affectif. Le 27 février dernier, Pierre est donc venu chercher sa mère pour la ramener définitivement à la maison. Un grand moment d’émotion après 5 mois d’interdiction de sorties (voir la vidéo ci-dessous). « Je préfère mourir maintenant dans tes bras plutôt que de vivre plus longtemps là-bas », confirme Janine pendant les embrassades.

« Je me suis préparé psychologiquement car je sais tout le travail et les sacrifices personnels que cela représente. Il est absolument vital de cultiver une bonne attitude intérieure et de pouvoir compter sur une bonne équipe d’intervenants. Il faut aussi prendre des temps de repos et maintenir des activités personnelles pour ne pas s’épuiser. Si je vais bien, le moral de ma mère se porte bien aussi ! Cette prise en charge est un défi quotidien, qui met à l’épreuve nos limites, mais je remercie la vie de nous offrir cette expérience pour grandir ensemble dans la solidarité et l’amour. Je remercie tous ceux qui nous apportent leur aide, notamment ma famille et tous les amis présents à nos côtés ».

Janine quitte la maison de retraite :

« J’ai l’esprit beaucoup plus tranquille »

Pour Céline, la décision de reprendre avec elle Monique, âgée de 76 ans, a aussi nécessité une importante réflexion, un travail de préparation en amont pour la constitution d’une équipe mais également un changement de domicile personnel, pour tenir compte de la sécurité et de l’ergonomie de la personne dépendante. Un cheminement que ne peuvent pas faire tous les proches des résidents. « En octobre, les choses étaient claires pour moi, je devais tout faire pour sortir maman. Mais ce n’est qu’à la fin de l’année 2020, le 18 décembre, que j’ai enfin pu venir la chercher ».

Céline avait identifié au téléphone le syndrome de glissement mais, à la sortie, elle a découvert une situation plus grave : « Elle était dénutrie, avec de gros kystes aux reins, une insuffisance rénale aggravée et une hernie intestinale… Je regrette que, dans cet Ehpad comme dans le précédent, le suivi médical n’ait pas été à la hauteur, malgré un coût de 2700€ par mois… Aujourd’hui, ma mère va mieux. Je peux enfin assurer un accompagnement approprié. Bien que la charge de travail et l’organisation soit énorme, et malgré un contre-coup que je n’ai pas anticipé, j’ai l’esprit beaucoup plus tranquille et je me sens moins fatiguée. Et ma mère a pu éviter un troisième confinement en chambre, à nouveau décrété début 2021 dans son ancien Ehpad. »

L’univers des aidants familiaux

Pierre travaille à domicile et va donc pouvoir aménager ses plages de travail en fonction de l’emploi du temps de sa mère. Céline, pour sa part, a la chance d’avoir un employeur « très conciliant » avec son statut d’aidante, qui lui accorde une flexibilité dans les horaires. « Je conseille à tous ceux qui tentent cette expérience de se déclarer comme “aidant familial” car cela permet d’avoir le soutien de certaines structures[1]. Je leur conseille aussi de s’entourer d’intervenants à l’écoute, si possible formés à la santé de l’aidant. Il ne faut pas hésiter à changer si cela ne convient pas. La santé et le bien-être de l’aidant sont le pilier du dispositif à domicile. C’est nécessaire d’en avoir conscience si on veut tenir dans la durée ! »

Des Ehpad devenus prisons

Avec le recul, Céline estime que le mantra sanitaire « isoler pour protéger » a mis en danger la vie de sa mère : « Non seulement Monique a vécu deux confinements en chambre, délétères pour sa santé mentale, mais ses examens médicaux ont été annulés, comme son scanner. Elle a aussi passé 10 mois sans lunettes de vue et déclenché un début de cataracte. Impossible pour moi d’intervenir, et bien sûr, il ne m’a plus été possible de faire entrer dans l’établissement des accompagnants extérieurs comme l’art thérapeute et la sophrologue malgré le contrat d’accompagnement. Quant aux visites au parloir, je les ai évitées au maximum car il y avait une sono pour amplifier la conversation et en faire profiter tout l’établissement… Comment ma mère pouvait-elle me faire part des dysfonctionnements ? Où est l’intimité ? »

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Au parloir de cet Ehpad du Var, le visiteur est dans le box. Un micro relié à une sono permet de s’entendre, mais sans confidentialité des échanges.

Pour Céline, l’heure est donc au soulagement : « Je n’ai plus à gérer à distance la santé de ma mère ni à composer avec une institution qui devient maltraitante, au sens de la définition du Conseil de l’Europe de 1987 [2]. Cette maltraitance touche aussi bien le personnel, les résidents et leurs familles. Un exemple parmi d’autres, j’ai découvert qu’on avait vacciné ma mère contre la grippe sans notre consentement, simplement parce que le médecin coordinateur l’avait décidé, sans même prévenir le médecin traitant. Ma protestation par courrier n’a reçu aucune réponse ».

Des familles impuissantes, usées moralement

A la différence de Céline, Françoise ne peut pas sortir son mari de l’Ehpad. Son statut d’aidante ne serait d’ailleurs pas officiellement reconnu, car elle est la conjointe de Jacques. « C’est à contrecœur que j’ai placé mon mari, âgé de 85 ans, en Ehpad. Il y est entré juste avant la crise sanitaire. Mais comment faire lorsqu’on est allé au bout de ses forces et qu’on n’est plus en capacité d’assumer ? Aujourd’hui, c’est émotionnellement très compliqué, pour lui comme pour moi. Si je pouvais, je le reprendrais. Concrètement, il faudrait trouver plusieurs personnes de confiance pour se relayer 24h sur 24. Ce n’est pas évident. Par ailleurs, l’hospitalisation à domicile coûte extrêmement cher. Nous sommes en pleine réflexion, mais actuellement, nous ne voyons aucune alternative pour soulager Jacques », déplore Françoise, 84 ans.

Comme beaucoup de familles, Françoise est confrontée à l’exclusion des proches aidants. « Cela use vraiment le moral. Nous pouvons voir les soignants serrer nos proches dans les bras mais, pour nous, cela reste interdit. C’est meurtrissant. Deux fois j’ai craqué au parloir et j’ai pris mon mari contre moi. Vaut-il mieux que Jacques meurt de manque affectif ou bien de maladie ? Tout le personnel de l’Ehpad a été déclaré positif et ils s’en sont tous sortis. Mon mari aussi. Mais s’il devait mourir aujourd’hui, dans l’état de santé qui est le sien, je ne dirais pas que c’est le covid qui l’a tué… »

Une logique de plus en plus comptable

Françoise ne pensait pas vivre une telle situation dans sa paisible contrée de Dordogne. « Dans l’Ehpad de ma belle-mère, qui comptait 40 personnes, nous avons connu une gestion familiale. Puis un jour un changement s’est produit. D’immenses travaux ont été effectués pour augmenter la capacité à 80 personnes. Le directeur a été remplacé par une femme plus portée sur l’administratif que sur le contact humain. On a vraiment l’impression que le grand âge devient une grosse affaire. Des groupes cotés en bourse investissent dans les maisons de retraite et appliquent froidement leur impératif de rentabilité. Malheureusement, cette logique semble désormais contaminer les établissements publics. On ne s’occupe plus vraiment d’accompagnement personnalisé. La crise sanitaire éclaire plus crûment cette dérive dans la prise en charge de nos personnes âgées ».

Alors qu’au niveau national les syndicats demandent depuis l’été 2020 la création de 200 000 emplois supplémentaires pour permettre aux Ehpad de mener correctement leur mission, nos aînés n’ont pas fini de payer la facture de l’abandon de l’Etat. Ils doivent aussi maintenant subir une nouvelle discrimination sanitaire, avec des sorties que le ministre de la Santé souhaite désormais conditionner à la vaccination

Une ligne d’écoute

L’Agence régionale de santé (ARS) d’Occitanie en collaboration avec France Assos Santé (la voix des usagers) propose un service d’accompagnement d’écoute et de dialogue éthique (SAEDE) avec une ligne téléphonique dédiée (08 01 902 303) pour répondre aux situations difficiles et aux blocages entre les résidents ou leurs familles et les Ehpad. Si vous avez essayé ce service d’écoute, vos retours nous intéressent, en commentaires à la suite de cet article.
 

Pryska Ducoeurjoly est journaliste indépendante, spécialisée en santé.

Elle confie “Je suis également la conjointe de Pierre cité en témoignage. J’ai eu l’occasion d’être au plus près de la situation vécue dans les Ehpad et j‘ai ainsi pu filmer avec l’appui d’un professionnel la sortie de ma belle-mère, Janine. La charge mentale d’avoir un proche en souffrance en Ehpad est particulièrement difficile à vivre humainement. Même si je suis moins touchée que mon conjoint, la sortie de Janine est pour moi un soulagement car cela permet de reprendre la main sur une situation où je me sentais, comme beaucoup, impuissante”.

[1] N’hésitez pas à solliciter les associations, le Conseil départemental, le Centre communal d’action sociale, votre mutuelle, votre caisse de retraite et caisse de retraite complémentaire, les plateformes d’accompagnement et de répit. Voir aussi “Quelles sont les différentes formes possibles de rémunération pour le proche aidant ?

[2] « Une violence se caractérisant par « tout acte ou omission commis par une personne, s’il porte atteinte à la vie, à l’intégrité corporelle ou psychique ou à la liberté d’une autre personne ou compromet gravement le développement de sa personnalité et / ou nuit à sa sécurité financière. » Par exemple : défaut de soins de base, non-information sur les traitements ou les soins, abus de traitements sédatifs ou neuroleptiques, défaut de soins de rééducation, limitation de la liberté de la personne.

Lire aussi :

ARS, syndrome de l’étatisation sanitaire, France Soir, 15 juin 2020
Les Ehpad exténués par le confinement, Pryska Ducoeurjoly, 29 juin 2020

Auteur(s): Pryska Ducoeurjoly, journaliste indépendante
Source : https://www.francesoir.fr/societe-sante/ils-sortent-leurs-proches-de-lehpad-temoignages

Chasse aux sorcières dans les lycées

Je suis enseignante d’histoire géographie en lycée depuis 2014. J’ai toujours pratiqué mon métier avec passion et joie de vivre, mais depuis la rentrée de septembre, je vis une descente aux enfers.

En juin dernier, après le premier confinement, nous avons repris certains cours et j’ai fait partie des professeurs sélectionnés pour les jurys et les épreuves orales de rattrapage du baccalauréat. Le masque était supposément obligatoire, mais personne ne le portait (2 profs sur la trentaine d’enseignants convoqués, aucun des candidats). L’ambiance était assez détendue, malgré les deux mois de confinement qui venaient de s’achever, on ne sentait pas encore de pression sur le fait de se masquer ou pas.

A la rentrée de septembre, tout a changé. Lors de la réunion de rentrée, j’étais la seule enseignante de la salle à ne pas porter le masque. Ceci a suscité la réaction d’une collègue qui a interrompu la réunion pour demander au proviseur de faire appliquer le port du masque par TOUS les collègues (j’étais évidemment la personne visée). Par la suite, j’ai été convoquée par l’administration (dont j’ai appris entre temps qu’elle m’avait dénoncée au rectorat, à l’inspecteur d’académie, et tutti quanti…). J’ai expliqué que cette mesure m’inquiétait pour la santé des adolescents, car l’OMS relève un certain nombre de risques liés au port prolongé du masque, et que ces risques ne me semblent pas compatibles avec la poursuite d’une scolarité saine et épanouissante. Le médecin du rectorat aurait répondu que ce n’était pas vrai, qu’il n’y avait pas d’effets secondaires… Effarement de ma part. A tous les arguments scientifiques et légaux que j’ai pu développer, on n’a trouvé qu’une chose à me répondre : c’est comme ça, c’est la LOI, vous n’avez pas le choix, vous devez obéir. Autoritarisme pur et simple.

Alors que j’ai passé la toute première semaine de cours sans masque, les convocations et mails de menaces récurrents m’ont vite dissuadée de continuer à « faire ma rebelle », et je me suis mise à porter le masque, juste sous le nez, pour pouvoir à peu près respirer.

J’ai continué à recevoir des mails de menaces de ma hiérarchie, car mon port de masque n’était pas « réglementaire ». Je n’en ai pas vraiment tenu compte car je sentais bien que le port du masque jusque sous les yeux me fatigue, et que j’ai besoin de garder un minimum d’énergie, ne serait-ce que pour passer des soirées à peu près normales avec ma fille de trois ans.

A la fin des vacances de février, ma hiérarchie m’a fait suivre une lettre d’insultes écrite par des parents, m’accusant d’être « complotiste et malsaine », parce que j’avais fait une démonstration aux élèves de la classe sur le fait qu’en 2020, la mortalité générale toutes causes confondues n’était pas exceptionnellement élevée par rapport aux années précédentes, surtout une fois qu’on la rapporte au vieillissement de la population. Je précise que j’ai dû donner ces informations car lors d’un cours sur la croissance démographique, les élèves étaient en majorité convaincus que la population mondiale était en train de « bien descendre » du fait de l’épidémie (!) Ces deux parents étaient aussi particulièrement furieux du fait que je porte le masque sous le nez en classe (alors que leur enfant s’assoit au dernier rang, à une distance plus que réglementaire).
Mes supérieurs hiérarchiques ont transmis ce dossier au rectorat pour qu’ils décident d’éventuelles sanctions à mon égard, sans prendre la peine de me demander ma version des faits.

En tant que professeur d’histoire, je vois mon pays s’enfoncer chaque jour un peu plus dans l’obscurantisme. Les élèves qui essaient de respirer sont brisés (un de mes élèves de Seconde a écopé d’une journée d’exclusion pour port « non réglementaire » du masque lui aussi, alors que d’autres insultent littéralement leurs profs et sont sanctionnés moins sévèrement…). L’administration a clairement voulu faire un exemple. Les enseignants qui font de la résistance passive sont eux aussi brisés, considérés comme des délinquants ou des cas psychiatriques. Une collègue d’histoire a été convoquée par le psychiatre du rectorat pour avoir dévié un petit peu de la pensée unique, et j’ai eu vent d’autres cas de « psychiatrisation » de professeurs récalcitrants dans les lycées voisins.

La violence morale qui s’exerce sur les élèves et sur les enseignants est terrifiante. Le niveau de répression atteint dans les établissements scolaires me semble encore supérieur à celui que nous vivons dans le reste de pays, car certains adolescents n’ont pas de recul sur la situation et pratiquent une délation systématique de leurs camarades et de leurs enseignants.

Le simple fait de se plaindre du masque semble devenu synonyme de « complotisme » et d’un comportement déviant, à la limite de la sociopathie. Nous nous voyons reprocher le fait, en tant qu’enseignants, de contester ne serait-ce qu’une fois le port du masque, même si c’est pendant une récréation, même avec deux ou trois élèves, qui viennent nous voir justement pour vider leur sac. Tout est aussitôt répété, amplifié, déformé, et les rares enseignants qui voudraient venir en aide aux élèves sont empêchés de le faire.

Aujourd’hui je suis en arrêt de travail. J’essaie de me remettre de tous les abus que j’ai pu observer et qui me réveillent la nuit depuis des semaines. Je ressens du désespoir pour tous les enfants et tous les ados qui sont prisonniers de ce système, brimés en permanence par des enseignants et des personnels administratifs terrifiés par le virus, et surtout terrifiés par la pression hiérarchique.

A la fin tout le monde se tait, lessivé, mais il ne faut pas beaucoup de jugeotte pour voir que nombreux sont les élèves qui souffrent en silence.

Une enseignante qui a refusé de vendre son âme pour sauver sa carrière.

Source : https://reinfocovid.fr/temoignage/chasse-aux-sorcieres-dans-les-lycees/

Ras le bol des prescriptions d’Ivermectine sous le manteau

Je suis un vieil infirmier qui pousse son chariot depuis 30 ans, j’aime mon métier. Je connais bien le monde médical.

Peu importe le médecin, je sais que dans les faits ils sont seuls face à la loi, leur patient, leur diagnostic, et surtout leur fameuse PM (prescription médicale). Nous pourrions arrondir les angles notamment sur la notion d’équipe c’est certain, mais globalement le médecin est toujours “IN FINE” isolé. C’est à dire qu’au bout du bout il ou elle devra assumer seul(e) ses choix devant quelqu’un. C’est ainsi, ils le savent et ont choisi cette place. C’est pour cela qu’ils ont fréquemment un minimum de personnalité voire … une bonne dose de caractère, et c’est bien logique. Qui voudrait d’un médecin disant: ” j’sais pas…, faut voir…, je vais d’mander à…, normalement ça devrait…, c’est pas ma faute, c’est pas moi qui….?”

Nos médecins (tout comme les infirmières et aides soignantes d’ailleurs) font de l’artisanat du soin. Ils sont censés faire du sur mesure, du qualitatif car c’est toujours toujours toujours différent d’un patient à l’autre, d’un jour à l’autre. Une des premières grandes souffrance des soignants étant de nous obliger à soigner tout le monde de la même façon uniquement avec des “process”. Bref…

Je suis dans un service de soins de type “palliatif”, nous avons des patients fragiles, avec souvent un gros passé de soins intensifs derrière eux. Ils sont mal avec leur maladie chronique qui évolue. Nous les accompagnons au quotidien, jusqu’au bout, nous avons choisi d’être là et on l’assume. Aucune fierté là-dedans, juste l’envie d’être efficace point barre. Je vous donne 2 exemples récents:

  • 1er exemple :

Pendant les fêtes de Noël 2020, je découvre “l’affaire” après 4 jours de repos. A mon retour, une de nos patientes : 95 ans, 35 kgs (oui c’est possible), très claire et bien lucide sur sa  vie, demandeuse pour vivre et se battre, souriante, ne parlant pas un seul mot de français attrape le Covid, après une hospitalisation semble-t-il. Je demande à mon médecin, si c’est un vrai cas de covid (PCR cyclé au minimum) ou encore un énième test positif de PCR au  dessus de 40. Elle me confirme que c’est un vrai COVID que les premiers symptômes ont permis de diagnostiquer et que son petit fils chez qui la patiente vit l’a également attrapé.  Je me dis “M…e”, pour elle ça va être chaud chaud, on discute avec le médecin, je lui demande son avis, elle me répond : “écoute, elle a 95 ans, tu connais le profil, tu as vu son état général, on ne va pas se raconter d’histoire, alors je lui ai donné de l’ivermectine + azytromycine + vit D et Zinc, idem pour le p’tit fils. Je suis agréablement surpris et  soulagé… et alors comment va-t-elle ? « ben va la voir ». Surprise… notre “petite grand-mère” touillait son café tranquillement en regardant sa TV, elle est sortie du lit toute seule pour s’installer dans son fauteuil roulant. Nous sommes début février…elle va très bien, enfin très bien…disons que son état de santé est à priori totalement idem à celui qu’elle avait avant son Covid de fin décembre.

  • 2nd exemple:

Un patient, plutôt dans la catégorie “géant” cette fois-ci (pardonnez mon langage, nous  sommes proches avec nos patients, nous les connaissons vraiment très bien, souvent depuis des années et eux aussi nous connaissent vraiment très bien, nous avons tendance à nous parler ainsi petit à petit avec le temps bien sûr). Bref notre “géant” attrape le Covid, lui aussi avec des symptômes et son épouse également. Le médecin prescrit le même protocole. Vous devinez la suite. Ils ont totalement récupéré. Le patient nous a expliqué comment, avec son épouse, ils se sont sentis nettement mieux en deux jours à peine. En fait ils ont pris 1 X le rénactol (ivermectine) et au réveil 48 h plus tard, l’impression que tout était parti. Quasi la pleine forme, et depuis tout va très bien.

Pourquoi je vous parle de tout cela si tout va bien ? C’est parce que dans les 2 exemples, le médecin n’a rien prescrit avec son ordinateur. et non !!! surtout pas !!! Ho là malheureux m’a t-elle dit ! Elle m’a bien expliqué : “surtout tu ne dis rien j’ai prescrit sur mon ordonnancier papier, avec un bon vieux stylo. Le patient est allé cherché son traitement à sa pharmacie, j’ai croisé les doigts pour que le pharmacien ne dise rien sur le rénactol “théoriquement” prévu contre la gale. Si je prescris avec mon ordi ce protocole pour tous mes patients Covid je serais beaucoup plus repérable, et le conseil de l’ordre peut me tomber dessus ! ALORS MOTUS !

Effectivement j’ai constaté qu’une majorité de médecins sur mon secteur sont : soit pro-vaccins et considèrent qu’il y a 2 traitements vaccins et/ou doliprane, soit hyper silencieux sur le sujet, et me regardent bizarrement comme si le petit infirmier parlait d’une molécule inconnue en préférant changer de sujet.

Le vaccin quelque part je m’en moque, c’est pas le sujet. Arrêtons d’être binaires … ceux qui sont 100 % pour face à ceux qui sont 100 % contre.

Parlons d’autre chose entre collègues, le vaccin ne perd rien pour attendre, mais parlons d’autre chose au lieu de nous opposer, écoutons-nous et construisons ensemble.

J’ajoute qu’une majorité de mes collègues soignantes regardent la TV, elles sont bien sûr paniquées sur le Covid. Elles surajoutent des règles de distanciations sociales dans le service pour se rassurer. Elles n’ont quasiment pas d’arguments scientifiques, justement parce qu’elles écoutent la TV la radio, et sont visibles dans leur ignorance car elles argumentent sur les valeurs : éloignons-nous à la pause café pour protéger nos anciens, mettons des barrières dans le couloir pour protéger nos anciens, sectorisons encore plus à l’intérieur des secteurs (comme des poupées russes) pour protéger nos anciens. Bref nos équipes en plus d’appliquer toutes les règles fabriquent encore plus de règles de types usine à gaz. Tout le monde a peur, de tout, mais surtout pas de son téléphone portable sale, trimballé dans sa poche toute la journée. Ok hein là y a pas d’problème.

Je précise ces faits car je sens bien que je passe pour un hurluberlu vis à vis de mes collègues, qui sont néanmoins précieuses à mes yeux, et que j’estime profondément. Nous sommes une famille professionnelle qui se dit tout et ne s’épargne pas dans notre milieu. Toutefois je ressens de plus en plus ce que l’on appelle la “pression des pairs”.

Vous vous souvenez la chanson de Brassens : “non les braves gens n’aiment pas que… l’on suive une autre route qu’eux !” Pour nos médecins c’est pareil, en pire ! la pression des Pairs (des autres médecins qui regardent la TV et ont perdu leur sens critique) est bien présente. Nos médecins devraient pouvoir prescrire, l’esprit tranquille, avec le simple souci de l’efficacité, des effets secondaires, du rétablissement de leur patient.. Au lieu de çà ils reprennent leurs ordonnanciers manuels pour prescrire discrètement …

MERDE MAIS QU’EST CE QUE C’EST QUE CES CONNERIES ?!! désolé pour le langage mais il faut que cela sorte. IL Y A UN TRAITEMENT, IL FONCTIONNE, je le vois, bon sang, mais comment faire pour que les gens se réveillent ?

Au final 2 choix sont possibles : la TV qui fabrique de la peur ou la connaissance qui me rassure totalement mais qui me fait basculer dans la colère.

pfff… j’en ai vraiment Ras l’bol

Daniel

Source : https://reinfocovid.fr/temoignage/ras-le-bol-des-prescriptions-divermectine-sous-le-manteau/

Vieillir enfermés | Docs qui font parler | ARTE

Mars 2020, l’épidémie de COVID 19 frappe de plein fouet l’EHPAD Furtado-Heine, à Paris. Sur 120 résidents, 8 en sont déjà décédés. Pendant trois mois, en immersion, le film retrace le combat que mènent ces héros en blouse blanche face à l’épidémie, leur solidarité, leur dévouement. Avec une infinie bienveillance, les équipes continuent plus que jamais à s’occuper de nos anciens confinés et privés de visites. Le COVID agit comme un révélateur d’une situation pré-existante et le film nous ouvre les yeux sur les réelles conditions de vie dans les EHPAD.

Mars 2020, à l’Ehpad Furtado-Heine, dans le 14e arrondissement de Paris. “Madame Benichou, on a eu le résultat de votre test. Vous portez le virus du Covid. Il ne faut pas rester dans le couloir, sinon vous allez contaminer les autres résidents”, explique Anita Rossi, la directrice, protégée de la tête aux pieds. Son interlocutrice, une vieille dame postée dans le couloir, le dos courbé mais la parole vive, panique à l’idée de rester cloîtrée dans sa chambre. Sur les 120 résidents, 35 sont malades du virus et 8 en sont déjà décédés. Une partie du personnel est en arrêt maladie et l’autre tente tant bien que mal de faire face.

Infinie bienveillance
Pendant trois mois, le réalisateur Éric Guéret et son équipe ont partagé le quotidien de cet Ehpad, de ses employés et de ses résidents. Ce documentaire en immersion raconte l’engagement sans faille de ces héros en blouse blanche, les états que chacun traverse et verbalise tout au long du film, du sentiment de tristesse à celui, plus vertigineux encore, “d’être coupé de ses émotions”, sans oublier la peur, le courage, la solidarité et le dévouement. Au milieu de ce chaos infernal, alors que tous les résidents sont enfermés dans leur chambre et privés de visites, les équipes continuent, dans le peu de temps dont elles disposent, de s’occuper des anciens avec une infinie bienveillance. Ce document poignant, où l’épidémie agit comme un révélateur, incite à regarder en face les conditions de vie dans les Ehpad, des lieux où, par manque de moyens, on meurt du virus mais aussi de ce qu’il amplifie : la solitude et l’ennui.

Vieillir enfermés

Miroir : https://www.youtube.com/watch?v=y3h3t9FV_1E&feature=youtu.be

Je n’ai pas attrapé la covid, mais la covid a tué mon enfance.

“Je m’habitue au masque, t’as vu maman !” dit-il sur un ton victorieux, les yeux remplis de larmes. Le plus grand plaisir de l’enfant, c’est de faire plaisir à son entourage, et en particulier à ses parents et à sa maîtresse. Il ne comprend pas pourquoi il doit porter un masque mais il sait que s’il n’en porte pas des gens vont mourir. Mourir, il ne comprend pas vraiment ce que ça veut dire, mais il lit dans les yeux de ceux qui le lui affirment, que c’est très très grave, comme traverser la rue sans tenir la main de maman. Comme pousser son petit frère de trois ans pour qu’il tombe et pleure.

https://reinfocovid.fr/vos-dessins/


Depuis qu’il porte un masque à l’école, il a tout le temps la gorge qui lui gratte. Il se racle la gorge, même à la maison quand il ne porte plus de masque, et ça énerve papa qui ne veut plus entendre parler de toutes ces histoires. “Tu n’as qu’à faire ce qu’on te demande, c’est pas bien sorcier.”


Il a aussi très mal à la tête, et des démangeaisons au menton qui est tout rouge, et le soir quand il rentre, il est fatigué. Il se sent triste. Alors il reste dans sa chambre. Il s’allonge sur son lit et regarde le plafond. Il essaie de penser à des idées joyeuses, mais sans cesse la voix d’un adulte résonne dans ses oreilles : “Relève ton masque. Lave-toi les mains. Écarte-toi, tu es trop près de ton camarade. Qu’est-ce que tu fais ? Qu’est-ce que tu as dans la main ? Tu veux te moucher ? Tu es malade ?” Parfois la voix de l’adulte est autoritaire et parfois elle est apeurée. Comme s’il était un monstre.


Derrière la porte, ou enfermée dans la salle de bains, maman pleure. Devant lui, elle fait semblant de sourire, d’être heureuse, mais l’enfant ressent son chagrin.
Il pousse un gros soupir et finit par s’assoupir… Dans l’espoir peut-être de ne jamais se réveiller. Comme ça, demain il n’irait plus à l’école, et il ne serait plus un danger pour personne.
“Je n’ai pas attrapé la covid, mais la covid a tué mon enfance.”

Combien de temps encore...

Le président du Conseil Jean-François Delfraissy a indiqué sur le plateau de France Inter le 29 octobre dernier, avoir “consulté son petit-fils de 6,7 ans : “Il m’a dit que c’était possible donc on va regarder ce qu’il se passe”. C’est ainsi qu’a été décidé de faire porter le masque aux enfants à partir de six ans… Une première mesure, suivie d’autres et de protocoles toujours plus contraignants. Comme ces écoles où l’on distribue des jetons pour respirer ou ce nouveau règlement qui impose aux enfants de remettre leurs masques entre chaque plat, à la cantine.

Aux dernières nouvelles, on s’apprête à tester massivement les enfants, chose qui ne peut être faite, d’ailleurs, sans votre consentement (nous avons mis à disposition sur le site un avenant à la fiche infirmerie, usez-en).

Alors, certains vous diront que ces mesures ne sont pas justifiées, car les enfants ne sont pas ou peu contaminants. On pourrait aussi vous parler des effets délétères du masque et de toutes ces mesures en général, en prenant appui sur cette étude allemande, dont les résultats sont terrifiants.

Mais ce qu’il ne faut pas oublier surtout, c’est que nous, parents, avons entre nos mains des adultes en devenir. Qui se construisent à travers nous et qui n’ont pas besoin de tout ça. Un enfant a besoin de sécurité, d’amour et de sérénité, tout simplement.
Alors, combien de temps encore allons-nous accepter tout cela ?

Source : https://reinfocovid.fr/

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